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THE LAST BLADE / Bakumatsu Roman Gekka no Kenshi
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Année
de sortie : 1997
Genre : Baston
Développeur : SNK
Système : NeoGeo MVS, AES
Testeur : Larva
Testé en mai 2007

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Jusqu’en 1997, SNK développe avec succès les suites de ses séries de jeux de combat, et se positionne largement au dessus de la masse des autres softs du genre sur NeoGeo. On peut même affirmer que la société d’Osaka réalise un sans faute depuis le premier Garou Densetsu ( Savage Reign étant une erreur de parcours, tout le monde est d’accord…). Mais loin de se reposer sur ses lauriers, voilà que le développeur-constructeur surprend son monde en dévoilant les premières images d’un tout nouveau jeu : Gekka no Kenshi. A l’époque, c’est la baffe tant les décors sont léchés et les personnages charismatiques, mais il faudra attendre quelques mois encore avant de se prononcer sur la qualité réelle du soft. Finalement, la nouvelle bombe de SNK sort en arcade et sur NeoGeo, apportant un vent de fraîcheur dans le monde merveilleux des jeux de baston.
Bakumatsu:
La prouesse de Gekka no Kenshi est de réussir à proposer un univers médiéval japonais qui ne plagie en aucun cas la série phare du genre Samurai Spirits. En effet, se situant à une époque plus avancée que cette dernière ( pendant la période d’ouverture du Japon sur le monde ), l’ambiance générale est totalement différente, plus moderne, où l’on devine les prémices de l’industrialisation dans l’archipel au détriment des valeurs ancestrales, et les personnages portent des vêtements en adéquation avec cette nouvelle ère, mélange d’orient et d’occident. Au nombre de 14 ( en comptant les boss ), tous possèdent un style particulier, original, et sont pour la plupart extrêmement charismatiques. Kaede, Moriya, Shingen, Washizuka, Zantetsu, Recca… Dès ce premier épisode les protagonistes en imposent et offrent une belle brochette de combattants.
Gameplay:
Du côté de la jouabilité, c’est du tout bon ( comme d’habitude ), avec un système de jeu très bien conçu. Décidément, SNK sait créer des gameplays réellement différents d’une série à une autre, ce qui renforce l’identité de chacune d’entre elle. 2 Boutons pour les coups de sabre, 1 bouton pour les pieds, et 1 pour le « repel », autrement dit le contre. Une touche entière, associée à la direction du pad, est consacrée à bloquer les assauts de vos adversaires. En effet, selon la position adoptée par le stick, vous pouvez contrer les attaques hautes, basses voire même les furies. Autres particularité du soft : une fois votre personnage sélectionné, il vous faudra choisir entre 2 styles de combat, Power ou Speed. Le premier vous permet d’utiliser tout le potentiel offensif de votre guerrier et ainsi d’utiliser ses 2 niveaux de puissance ( Super Secret Slice et Hidden Secret Slice, les furies quoi ), tandis que le deuxième rend votre personnage capable d’effectuer de rapides enchaînements au détriment du Hidden Secret Slice. Une bonne idée qui a le mérite de varier les affrontements. Signalons enfin que si le roster est relativement équilibré, certains personnages demanderont tout de même plus d’entraînement que d’autres. Kaede et Moriya seront relativement aisés à prendre en main et tout de suite efficaces, alors qu’il faudra persévérer afin de maîtriser correctement Shingen ou bien Okina.
Graphismes et son:
C’est clair, Gekka no Kenshi fait indiscutablement partie des jeux de baston 2D les plus beaux de la planète. C’est bien simple, les décors sont MAGNIFIQUES. De vraies œuvres d’arts, comparables à ceux du dernier Ryuku no Ken ( Art of Fighting ), c’est dire ! D’une forêt baignée par le clair de lune, à l’intérieur d’un navire, en passant par un lac d’où s’envolent des grues, la diversité est de mise et l’atmosphère géniale. L’ambiance musicale est, quant à elle, à la hauteur des graphismes, c'est-à-dire somptueuse. Dès l’intro le ton est donné, la musique scotche le joueur jusqu’à l’écran de sélection des personnages où la mélodie est encore meilleure, et enfin, lorsque le combat commence, une superbe symphonie accompagne les duellistes dans leurs affrontements. Car ici, point d’instruments traditionnels japonais, mais plutôt de magnifiques arrangements classiques qui s’accordent parfaitement avec l’occidentalisation marquée du pays. Ajoutez à cela une animation sans faille et très détaillée des sprites, ainsi qu’un très grand soin accordé aux coups spéciaux, et l’on peut affirmer sans détour que SNK à accomplit ici un travail de maître.
Conclusion:
Jouabilité, graphismes, musiques… Tout est parfait, et le tableau semble idyllique. En fait, ce jeu n’a peut-être qu’un seul défaut, son petit nombre de personnages sélectionnables. Mais qu’à cela ne tienne, sa suite sortit un an plus tard corrige le tir en proposant de nouveaux combattants au design redoutable. Bakumatsu Roman Gekka no Kenshi est un must have absolu, indispensable à tout fan de la NeoGeo, et à tous ceux qui aiment les belles choses en général…
Testeur: Larva Mise en page: WoVou
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