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LAST RESORT
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Année
de sortie : 1992
Genre : Shoot'em up
Développeur : SNK
Système : NeoGeo MVS, AES
Testeur : Omega Kyo
Testé le 21 Avril 2004

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En l’an 2920, la population mondiale s’élève à plus de 90 milliard d’habitants.
Au cours de ces années, la pollution de l’air et l’effet de serre responsable du réchauffement de la planète l’ont transformé en un vaste désert.
Le ciel bleu et l’herbe verte ne persiste que dans la mémoire des gens…
L’humanité n’avait plus que le choix désespéré de l’émigration spatiale : c’est l’Age de l’espace.
Dans ce vaste univers, les descendants des terriens érigèrent de grandes mégalopoles aux immeubles immenses.
La grande bataille pour la conquête de l’espace arrivait à sa fin.
La « Nouvelle Terre »dont les Hommes rêvaient, devenait réalité.
Mais au milieu du silence de l’espace retentit soudainement un signal de détresse émis par le Grand Superviseur de toute la colonisation.
Apparemment un virus d’origine inconnu a pris possession de l’ordinateur principal. Ce dernier, en prenant le contrôle de toute forme d’intelligence artificielle, n’avait plus que pour seul objectif, de détruire toute forme de vie humaine. Ainsi, il se mit à envahir les colonies une par une…
La résistance humaine fut vite écrasée mais une poignée d’hommes dans un dernier sursaut lança l’opération de la dernière chance : the LAST RESORT.
C’est dans cette ambiance apocalyptique que le premier shoot horizontal de la NEO GEO entra dans l’histoire :
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Système de jeu :
Last Resort est donc un shoot’em up horizontal jouable à 2 simultanément.
Chaque joueur peut piloter un vaisseau nommé respectivement le « TZ-024 » et le « YS-024 ».
Ces vaisseaux auront la particularité d’obtenir, au premier item d’attaque, un module ou « Unit » comme pour le cultissime R-type.
Comme pour R-type, ce module est résistant aux petits tires et petits adversaires.
Il a la particularité de tourner à 360° autour du vaisseau dans le sens opposé à son mouvement et peut être locké dans une position en appuyant sur le bouton B.
Il possède aussi un tir simple visant le sens opposé au mouvement.
Mais surtout, en gardant le bouton A appuyé, on peut concentrer de l’énergie dans le module qui pourra être lancé selon 2 modes :
- Le return unit( bleu) fonctionne par ricoché sur les murs et non les adversaires
- le ground Unit (rouge) qui une fois larguée, longe les mûrs.
La maîtrise de ce module est évidemment la clé du jeu.
Sinon le reste du système de jeu est standard :
Au cours du jeu, le joueur aura la possibilité de booster son vaisseau en ramassant des items :
le standard Speed up avec 3 niveaux de vitesse …et le speed down qui remet le vaisseau à la vitesse de base….Le piège…
Les items de combat qui se répartissent en 3 lettres qui alterne entre 2 couleurs selon le type de module voulu.
Le L pour Laser, le H pour Homing missile qui sont légèrement autoguidés mais seulement en ligne droite et le G pour anti Ground missile qui sont les standards missiles largués quasi verticalement sur le sol et le plafond.
Chaque arme possède 3 niveaux de puissance mais il n’est pas utile pour les upgrader de prendre toujours le même type d’arme. L’évolution est pour chaque item récupéré. Donc, pour être au niveau d’armement optimum : il faut prendre 4 items au choix puisque le 1er ne sert qu’à récupérer le module.
Les graphismes :
Que dire pour résumer : SUBLIME pour les fans de Manga type Akira .
On commence dans une mégalopole d’un ton rosé illuminé par des faisceau comme lors de la poursuite en moto dans le film Akira.
Après un passage dans un tunnel, on combat le buste du T1000 avec comme arrière plan un cratère béant encore en hommage à l’œuvre de Katsuhiro Otomo.
S’en suivent une ville dévastée sous la pluie, la grotte , l’usine, l’habituel niveau du vaisseau géant sur une demi douzaine d’écrans avant d’accéder au boss de fin.
Les ennemis et surtout les demi boss sont vraiment réussis comme l’Iron Claw, le robot que l’on affronte dès le début du jeu. Idem pour les boss de fin de niveau
Au total :les graphismes sont vraiment bien léchés et n’ont pas trop souffert avec le temps pour de la 2D pur.
L’animation :
2 points se distinguent :
D’un côté, le détail des animations est un travail d’orfèvre: quand on détruit un ennemi, un petit bonhomme tombe de son vaisseaux en effectuant des rotations sur lui-même. Les « Gustav », nom débile donné à ces sortes de dragon d’eau du 2nd niveau, effectuent des rotations sur eux-mêmes et quand ils sont détruits, il émane d’eux des petits « têtards » qui retourne à l’eau. L’effet lance-flamme du boss du 2nd niveau était considéré à l’époque comme une prouesse de programmation. D’ailleurs, c’est ce même effet qui a été réutilisé dans KOF pour la furie de CHIN GENTSAI( le vieil alcoolo…).
De l’autre, il existe lors d’un grand afflux de sprites, quelques ralentissements et clignotements mais ils sont rares. Ils ne gâchent en rien la très bonne maniabilité du jeu. On peut même dire qu’ils sont parfois les bienvenues tant l’écran est surchargé de tirs ennemis. Mais on est loin des ralentissements d’un Metal slug 2….
Le son :
Le point fort du jeu :
Des bruitages tout simplement parfaits et des musiques synthé simples mais qui mettent vraiment dans l’ambiance.
Elles sont tellement réussies que c’est un des rares jeux à avoir un sound test dans les options.
Du grand SNK. ( ça change du KOF 2K1…)
La durée de vie :
Seulement 5 niveaux, même si très réussis, divisés en 2 parties au début desquels on recommence quand on meurt en mode solo.
L’avantage du mode 2 joueurs est que l’on continue le combat à l’endroit même de l’explosion ce qui est pratique d’un certain point de vue car on ne récupère pas d’emblée de module de combat alors qu’en mode solo, on retombe rapidement sur un item de combat….
Pour compenser ce petit nombre de niveau, SNK nous a fait le coup de « Ghosts’n Goblins », c'est-à-dire que pour voir la vrai fin, il faut finir le jeu 2 fois et évidemment, l’arsenal ennemi ainsi que leur motivation à vous détruire ont été optimisés en passant…
Le jeu a aussi la réputation d’être très corsé. C’est vrai mais pas autant qu’un PULSTAR.
On peut encore slalomer entre les tirs et laisser un peu libre cours à ses réflexes. Le plus difficile étant d’arriver aux boss de niveau car ces derniers, même s’ils sont impressionnants, sont simples à vaincre…
A noter que c’est un des rares jeux à posséder une sorte d’intelligence d’artificielle…C'est-à-dire : mieux on joue (donc plus on est armé), plus l’adversaire est virulent. Et dès qu’on est détruit, les « méchants » redeviennent plus gentils. Un gage de challenge pour les fanatiques du genre….
Au total :
Encore un jeu qui a donné ses lettres de noblesse à SNK et à la NEOGEO.
Il n’a pas trop souffert du passage au 21ème siècle et est encore très agréable à jouer malgré sa difficulté.
Un jeu quasi parfait, homogène dans la « Classe » de sa réalisation.
Last Resort mérite amplement l'appellation de "GRAND CLASSIQUE"….
Testeur: Omega Kyo Mise en page: WoVou
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