Voici
une révélation et le début d'une saga culte pour
moi. Je vous présente Samouraï Shodown aussi appelé
Samouraï Spirit pour sa version Jap. "Encore un jeu de baston"
a t'on dit à sa sortie. Oui, messieurs, mais il sort du lot,
lui. Rangez donc vos poings américains et sortez les katanas,
ça va trancher.
L'histoire
Nous sommes au Japon médiéval, ShiroTokisada Amakusa
que l'on croyait mort depuis 150 ans revient du monde des enfers et
veut en profiter pour détruire le monde des vivants.
SS se démarquait de ses concurrents par son ambiance originale
et par le fait qu'il était un jeu de combat à l'arme
blanche.
Je tiens à donner une petite anecdote quand même : un
des types à l'origine de ce jeu travaillait pour... Capcom
:) .
Vous choisirez donc votre combattant et vous affronterez vos adversaires
à travers le monde pour vous mesure contre quelqu'un (ça
fait penser à un autre jeu, ça :).
Parlons
des personnages. Il y en a 12 sélectionnable au total, ce
qui était très conséquent pour l'époque.
Ils sont tous différents, hormis un petit signe du syndrome
Ryu/Ken avec Hanzo et Galford, mais heureusement qu'ils possèdent
d'autres coups différents.

Les
techniques de combat sont très différentes, je cite
entre autres, le sabre japonais classique d'Haohmaru, le sabre à
canne d'Ukyo, les techniques ninja d'Hanzo, le fleuret de notre
française Charlotte, en passant par les griffes d'acier de
Gen-An, la liste est longue (12 pour être précis ;).
Certains combattants se font même assister par des animaux,
si ce n'est pas original, ça :)
De
temps à autre, un livreur passera sur l'aire de combat pour
déposer soit de la nourriture (pour récupérer
un peu de vie), soit un bonus pour des points en plus, soit une
bombe.
Chaque combat se déroulera sous les yeux de Kuroko, l'arbitre
qui signalera chaque coup réussi.
La maniabilité :
Les 4 boutons sont utilisés, coup d'arme ou de pied, léger
ou fort. Si vous appuyez sur A+C ou B+D, vous ferez un coup de lame
ou de pied plus puissant. Les coups spéciaux ne sont pas
compliqués, avec des manips conventionnelles (quart de tour,
demi-tour,...). Par contre le nombre de coups spéciaux peut
varier de 2 jusqu'à une dizaine suivant le personnage.
La prise en main n'est vraiment pas difficile et SS se laisse facilement
jouer dés qu'on connaît les coups spéciaux et
dans la mesure où on ne fait pas le bourrin, bien sûr.
Parlons plutôt des originalités de ce jeu. Tout d'abord,
la barre de Rage .
En bas dans le coin de l'écran, vous avez une petite jauge
qui se remplit au fur et à mesure que vous prendrez des coups.
Arrivé à son maximum, vous passez alors en Rage, votre
perso prend un teint rouge et vos coups de sabre seront plus puissant
pendant un temps limité. Un type énervé peut
donc retourner une situation délicate en quelques coups de
lames bien placés

Wan-Fu est énervé et Haohmaru va le devenir
Autre
détail qui m'a fait triper la première fois que j'ai
essayé ce jeu, ce sont les rapports de force. Si les lames
des combattants viennent à s'entrechoquer, les deux duellistes
lutteront sabre contre sabre pour prendre l'avantage. A la fin,
soit vous vous séparerez, soit l'un de vous deux perdra son
arme, soit vous perdrez votre arme tout les deux. A vous donc de
profiter de ce rapport pour appuyez comme un dératé
sur le bouton A pour désarmer votre adversaire. Inutile de
vous dire que tant qu'il ne récupèrera pas son arme,
l'adversaire sera plus vulnérable aux coups.
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| Ici, je me frotte contre Tam-Tam |
Dois-je récuperer mon arme ? |
Le
visuel :
A l'époque c'était beau mais aujourd'hui
. Certains
d'entre vous ne manqueront sûrement pas de leur trouver un
coup de vieux, mais moi, ça me déplait pas (nostalgie,
quand tu nous tiens ^_^).
Les persos était bien dessinés et l'animation décomposait
bien les mouvements de chaque épéiste sans parler
des divers effets (en 1993, hein!). Mais aujourd'hui, l'animation
semble saccadé quand on regarde certains persos contrairement
à d'autres dont l'anim reste encore très fluide (Nakoruru
par exemple). Par contre, je trouve Amakusa toujours aussi moche
(heureusement que ce n'est pas le cas dans les autres versions).
Autre point fort, le zoom. Si les combattants s'éloignent
trop, la caméra reculera pour offrir un champ de vision plus
large et inversement. Ça m'a fait drôle la première
fois que j'ai vu le zoom, croyez-moi. Et en plus ça ne gène
en rien au gameplay, au contraire.
Les stages vous feront bouger à travers le monde et sont
bien représentatifs de leur pays.
La
musique :
Les musiques ne sont pas des plus marquantes, un peu de musique
style traditionnelle et puis voilà. Elles accompagnent l'action,
sans plus, hormis celle de Charlotte et celle de Tam-Tam qui sont,
comment dirais-je
trop exotique :p(je les aimes pas) et le
thème d'EarthQuake avec de la guitare électrique qui
n'est pas mauvais.
Les bruitages ne sont pas mauvais. La lame qui rentre dans la chair,
les épées qui s'entrechoquent, les coups de pieds
ne sont pas décevantes. Sinon mais pas grand-chose à
dire de ce coté.
Le reste :
Il n'y à pas grand chose à ajouter. La durée
de vie était très honorable pour ce jeu, 12 persos
à contrôler c'était très bon.
Vous avez droit à un bonus stage où vous devez couper
des mannequins dans le temps imparti.
Vous pouviez aussi finir l'adversaire en le coupant en deux ou en
lui faisant pisser le sang, ce qui pouvait donner quand même
une certaine classe à une victoire :p. Mais attention, ça
ne marche que sur la version Jap (la version ricaine est toujours
censuré à mort).
Ah ! Il y a aussi un clin d'il à Fatal Fury quand vous
verrez certaines fins.
Conclusion
:
Le jeu est loin d'être mauvais mais il faut se remettre dans
le contexte de l'année 1993 pour l 'apprécier à
sa juste valeur, car aujourd'hui il a un peu mal vieilli. Heureusement
que Samouraï Shodown possède l'argument de l'age pour
justifier cela, car après tout c'était un jeu qui
à fait rêver beaucoup de joueurs à son époque
et il en a scotché plus d'un à sa sortie.
Pour tous ceux qui veulent verser une larme de nostalgie, donc,
ou redécouvrir un hit de jeunesse. Ceux qui n'ont jamais
joué à ce jeu risquent de le trouver un peu pâlot.
LA GALERIE
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