Capcom Vs. SNK 2 : Millionaire Fighting 2001 – Test 1

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Année de sortie :
2001
Genre : Baston
Développeur : Capcom
Système : Naomi, Dreamcast, Ps2, gamecube, xbox
Testeur : neonico2
Testé le 8 décembre 2004
cvs2

Capcom versus SNK 2 : The millionnaire fight 2001 (CvS 2 dans la suite du test) le fruit d’une volonté commune de SNK et Capcom de faire bouger le petit monde du jeu de baston, et du Cross-over en particulier. Un accord a été signé entre les deux firmes pour que chacune réalise 2 cross-over avec les personnages de l’autre. Au jour d’aujourd’hui, seuls 3 sont sortis. Capcom versus SNK : The millenium fight 2000, édité par Capcom, puis CvS2, toujours édité par capcom et enfin SNK versus Capcom : Chaos, dernier en date, édité par SNK Playmore. Après un premier essai plutôt mitigé avec CvS puis CvS 2000 Pro, on peut dire que capcom a vraiment rattrapé le coup et donné ses lettres de noblesses au Cross-over. Le jeu est sorti en 2001 sur système Naomi équipé du GD-Rom. Je précise que ce test a été réalisé après avoir joué au jeu sur une Astro City et donc un écran 15 Khz. La Naomi pouvant afficher du 31 Khz sur écran adapté, mon jugement sur les graphismes sera peut-être faussé.

Introduction

L’intro en elle même se résume à un écran d’accueil animé faisant apparaître le titre du jeu avec une digit vocale, après avoir vu défiler les années qui passent. Mouais, la grosse déception vu les intros que Capcom a l’habitude de pondre. Néanmoins l’intro en elle-même, on peut considérer qu’elle est pas terminée puisque chaque match est présenté à la manière d’un combat télévisé. Et la on peut dire que ça le fait. Le tout est sauvé par la voix d’un commentateur qui met bien dans l’ambiance. « This is the First dream Event of the 21st Century !!! » Bref, au final niveau ambiance ça le fait.

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Graphisme / animation

Coté graphisme, ça alterne l’excellent, le moyen et le mauvais.
L’excellent au niveau des décors. Franchement, ils sont tous grandioses bien que souvent vides. Le rendu donne vraiment l’impression d’y être. La palme allant à Londres et Shangaï qui sont vraiment sublimes, ainsi que les stages dans le temple d’Osaka (non sans rappeler le stage de Ryu dans Street Fighter 2). L’absence de public animé ou autre donne pas vraiment l’impression de participer au Dream Match du Siècle comme le jeu s’en vante mais plutôt à un petit training entre amis (hormis osaka bien sur).
Le moyen et le mauvais, c’est le rendu des personnages. Comme à sa mauvaise habitude, Capcom n’a pas vraiment retravaillé le rendu des persos qui aurait mérité meilleur sort compte tenu de la bête qui fait tourner le jeu. Bon, certes le rendu a été amélioré pour la plupart mais on est très loin de ce qu’on pouvait attendre. Ca m’a un peu laissé sur ma faim, bien que pris au jeu, cette sensation s’estompe très vite.
Le très bon revient pour les coups spéciaux. Flammes, boulettes en tous genres, enflammées ou d’énergie sont par contre elle très bien rendues. Mention spécial pour les coups spéciaux de Terry qui enflamment vraiment tout l’écran.
L’animation est par contre vraiment de bonne qualité. Aussi bien sur les persos que dans les décors. Deux petits détails qui attirent toujours mon attention malgré les heures de jeu pour illustrer : La rotation de la Roue du Bus dans le Stage de Londres et celle de la Roue des Moulins dans les Stage en Hollande. C’est dire !!

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Bande Son

Dans la musique, tout est question de goût. Les musiques sont très variées, plutôt à tendance Groovy mais il y a aussi certains morceaux qui dépotent pas mal et d’autres carrément calmes. Ce qui fait que certains choix sont discutables. « True Love Makin’ », la musique du Stage de Londres mérite vraiment la palme, encore une fois. Par contre j’ai été assez déçu d’Osaka et de New York mais rien de très grave.
Au niveau des digits vocales, encore une fois y’a du bon et du moins bon. N’étant pas expert des jeux SNK et n’en possédant pas pour comparer, je me fie à ce que je sais des jeux Capcom. J’ai remarqué qu’en fait, tout dépend du jeu duquel les voix sont tirées. Certaines donnent vraiment l’impression de se faire vieilles alors que d’autres, non. Par contre, la voix du commentateur est un régal.
Les bruitages sont franchement classiques d’un jeu de baston, donc pas grand chose à dire.

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Gameplay

Que dire à propos du gameplay à part : grandiose. C’est vraiment le point fort du jeu. Ca a été pour moi la claque de voir autant d’innovations (qui en fait n’en sont pas vraiment mais tout est poussé à fond)

Premièrement : les modes de jeu
Trois modes de jeux au choix
Le single match : classique, vous sélectionnez un perso et combattez des persos à la suite, un par un.
Le 3 contre 3 : Idem sauf que vous sélectionnez 3 persos et en combattez trois autres.
Le Ratio Match : là, c’est l’innovation. Instauré dans CvS, le système de ratio permettait de donner à des personnages de votre équipe plus de puissance et de défense (moins de vie perdue à chaque coup) sachant que pour cela, le ratio est plus élevé et votre équipe possède 4 poins de ratio. Dans CvS, l’objectif était l’équilibrage entre les persos, chaque joueur coutait un nombre de point prédéterminé en fonction de sa puissance. Dans CvS 2, le ratio est choisi par le joueur. On peut faire une team d’un personnage de ratio 4, qui tapera 2 fois plus fort et perdra 2 fois moins de vie qu’un perso de ration 1 (et non pas 4 comme on pourrait s’y attendre) ou bien 2 persos en ratio 2, ou un en 3 et l’autre en 1 ou encore 2 en 1 et 1 en 2 etc etc etc… Ce ratio instaure vraiment un côté tactique permettant de rendre fort le perso sur lequel vous comptez le plus. Et ça donne lieu, en match, à des retournements de situation vraiment terribles.

Deuxièmement : le groove
Deuxième élément repris de CvS, la notion de groove. Késako le groove ? Le groove était dans CvS 1 le reflet de l’éditeur pour lequel vous aviez le plus d’affinité. C’était donc SNK ou Capcom. CvS 2 pousse le truc à l’extrême : 3 groove par éditeur sont proposés soit au total 6. Un groove se décompose en 3 parties : System, Sub-system, tricks.
Le système, c’est la forme de la barre (1, 2 ou 3 barres à remplir) et la façon de la faire se remplir (Soit en tapant l’adversaire, soit en se concentrant( à la Dragon ball quoi ) soit en étant tapé)
Le sub-system, c’est la façon dont vous pourrez la dépenser (tout d’un coup, par palier assurant des coups spéciaux plus ou moins fort, en faisant des coups spéciaux, en obtenant un boost de vitesse/force etc…)
Les tricks : c’est toute une panoplie de petits bonus de jouabilité très sympa genre : Roulade, Air guard, dodge, tactical recovery, etc etc etc

Troisièmement : la sélection des personnages
Quand on lit le sous-titre « Millionnaire Fight », on peut s’attendre à se prendre pour un riche milliardaire capable de se payer l’ensemble des meilleurs combattants du monde pour un dream match de folie. Et bien messieurs dames, vous n’allez pas être déçus !! Lors des premières parties, l’écran de sélection des persos est déroutant tant il y en a. Tant mieux me direz vous, ça en fait plus à découvrir. Partant du principe que je ne prends que les persos qui me plaisent ou qui me donnent envie de les découvrir, je ne critiquerais pas le casting. Certains regrettent qu’il manque untel, d’autre se demande pourquoi lui y ait alors qu’on aurait pu mettre tel autre à la place. Non, je fais avec ce qu’il y a et en toute honnêteté, il y a LARGEMENT de quoi faire.

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Quatrièmement : Maniabilité
Que dire à part que c’est grandiose, surtout sur une bonne borne avec les sticks que vous aimez. C’est rapide, pas de temps morts. Les persos répondent au doigt et à l’œil et les tests de collision sont parfaits.

Cinquièmement : La durée de vie
Bon comme vous l’aurez compris, des heures de training seront nécessaires pour parfaitement maîtriser une team. Il faut de plus savoir combiner tous les aspects du jeu. En effet, il y a à gérer : votre style de départ (Aggro, campeur, choppeur), le choix des persos (ils sont nombreux pour chaque style), puis le choix du groove (une team peut être excellente dans un style et très moyenne dans un autre), chacun de ces paramètres influents sur les autres. Bref, on sait qu’on va bien se marrer.

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En conclusion

Bon pour moi, au jour d’aujourd’hui Capcom Versus SNK 2 c’est LE jeu de baston. Je comprends tout à fait qu’il soit devenu si populaire dans les tournois tant il est technique mais aussi accessible et bien réalisé. Le pari de faire jouer les SNKistes à un jeu capcom et inversement, ça l’a fait. Même moi, fervent Capcomiste, j’ai abandonné 2 persos Capcom et joue maintenant au moins 2 persos SNK, sans parler des grooves. Bref ce jeu mérite une excellente note : 4,75/5 au final. Ce jeu justifie pleinement l’achat d’une Naomi pour les puristes, ou d’une PS2 NSTC avec un stick arcade. Le seul reproche, c’est le fait que capcom nous resserre encore et toujours ses vieux sprites pas du tout retravaillés, et ça, ça devient lourd.


Testeur: neonico2
Mise en page: WoVou