Shikigami No Shiro II / The Castle Of Shikigami II

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Année de sortie : 2003
Genre : Shoot’em up
Développeur : Alfa System
Système : Naomi, Dreamcast, GameCube, PS2
testeur : Omega Kyo
Testé le 26 Mai 2004

Apres Ikaruga et Border Down, le systeme Naomi se dote d’un nouveau shoot’em up de qualité, adapté au Japon sur GameCube puis sur Playstation 2 et Dreamcast. En voici le test complet par Omega Kyo

L’histoire se passe dans un monde futuriste emprunt de mysticisme. Elle relate le conflit entre 2 clans de « psychic soldiers », comme dans X de Clamp ou dans Psychic force 2012. Dès le départ, 7 héros différents sont disponibles. Il semblerait que leur personnalité soit assez travaillée pour un shoot’em up mais mon japonais ultra rudimentaire ne pourra m’en dire plus…

Le système de jeu

Shoot ‘em up vertical jouable à 2, la particularité qui saute d’emblée aux yeux est le contrôle, non pas d’un vaisseau, mais d’un personnage avec des pouvoirs psychiques lui permettant de voler et d’attaquer. 2 boutons servent dans ce jeu :
Le premier pour le tir primaire ainsi que le secondaire, appelé SHIKI activable lors du maintien appuyé du bouton mais il ralentit le personnage.
Le second pour la grosse magie….équivalent des bombes^^ qui a l’avantage de faire disparaître tous les tirs à l’écran ainsi qu’un pouvoir offensif propre.
Chaque personnage possède ses propres pouvoirs avec une possibilité de choisir une variante au niveau de l’attaque secondaire (que je vais appeler SHIKI B) au niveau de l’écran de sélection des persos:

KOHTAROU KUGA : le soi disant héros du jeu. Beau, jeune et un peu rebelle avec son sac à dos, son tir primaire est très classique. Son tir secondaire matérialise une sorte de ghost ou stand pour les fans de jojo qui part au contact de ses adversaires, armé de ses épées. Le joueur peut alors se contenter d’esquiver les tirs adverses. Son SHIKI B est quasiment identique excepté qu’il privilégiera la destruction des adversaires à l’endroit de sa création.…Sa magie spéciale consiste en une grande explosion au diamètre limité autour du personnage…
SAYA YUKI : la prêtresse japonaise traditionnelle aidée de son faucon: elle lance des mantras ( sorte de papiers magiques contre les forces du mal…) avec un large périmètre de diffusion. Pour son tir secondaire, son oiseau se mettra en rotation (distance moins grande pour le Shiki B) autour d’elle détruisant ou affaiblissant les adversaires et absorbant les petits tir. Sa spéciale: la matérialisation de 8 boules lumineuses autour d’elle détruisant tout à son contact…
KUMIKO O.V : la gentille sorcière sur son balai^^. Son tir primaire a la particularité de suivre légèrement le mouvement du joueur. Son secondaire consiste en une cible que l’on dirige et quand on lâche la pression, un « laser » apparaît du ciel et matérialise une boule énergétique qui détruira tous les adversaires à son contact pendant une courte période. Son Shiki B fait aussi apparaître un viseur mais 4 autres qui le suivront et au déclenchement, un laser pour chaque cible laissant une boule de diamètre moindre et de plus courte durée.
GENNOJO HYUGA : Le ténébreux : un tir rapide et s’ondulant. Son tir secondaire fait apparaître 3 boules énergétiques reliées au personnage par un lien électrique. Ces boules absorbent les petits tirs et restent fixer aux adversaires plus coriaces en cas de contact. Pour le Shiki B, 5 boules apparaissent mais de moindre amplitude( 3 devants et 2 derrières). Sa spéciale : une transformation en loup énergétique qui détruit tout sur son passage( un peu comme Gallon dans Vampire Hunter)
KIM DE JOHN : le pratiquant d’art martial par excellence mais avec un étui de guitare…: un tir vertical agrémenté de 6 boules latérales à tête chercheuse ….Son tir secondaire consiste en 3 sabres en rotation autour de lui selon ses mouvements. Pour le shiki B: 2 sabres fendant l’air comme des ailes de papillon. Sa spéciale est un hommage à Desperado de R. Rodriguez : largage de 6 missiles à tête chercheuse et tir continu de mitraillette à l‘aide de son étui à guitare ^^.
NIIGI GB : ma préférée, la fashion victime décontractée avec son petit chat: son tir primaire est composé de cercles larges. Elle est suppléée de 2 modules en rotation autour d’elle selon ses mouvements ayant les mêmes fonctions de tir. Son secondaire consiste, après une période de charge de 2 secondes, à transformer son chat (d’où le petit miaulement durant le jeu^^) en champs de force de face qui absorbe quasiment toutes les tirs et les renvoie (comme dans Gigawing 2 ^^) pendant 4 à 5 secondes. Son shiki B : Idem, mais c’est une boule violette à la place qui absorbe tout sans limite de temps mais suivant les mouvements de la manette autour du personnage. Sa spéciale : le personnage reste immobile avec possibilité de tourner autour d’elle même et délivre un tir continu très rapide.
ROGER SASUKE : le ninja : Il lance des shurikens énergétiques. Son secondaire consiste à charger des petites bulles d’eau ?!! et de les lancer dans la direction désirée. Elles sont lentes mais puissantes…Son Shiki B : idem sauf qu’elle reste sur place….Sa spéciale : il se met en rotation sur lui-même armé de ses sabres et tourne, tourne, tourne… hachant tout sur son passage…le déplacement du personnage étant encore sous notre contrôle.

Passons maintenant au concept le plus important du jeu : le TENSION BONUS SYSTEME ou T.B.S.
On remarquera autour de chaque personnage une aura qui change de couleur tout au long du jeu. En fait, elle passe du blanc/bleu clair aux tons rouges selon le niveau de danger du personnage c’est-à-dire : plus on est proche des adversaires ou leurs tirs, plus l’aura rougit, et, plus l’aura devient rouge, plus le tir devient puissant….le jeu ne proposant aucun item à récupérer pour upgrader son perso.
Il y a, en tout, 8 niveaux de danger et donc de puissance de tir qui seront symbolisés au cours du jeu par des X6 ou X7 etc… lors de la destruction des adversaires.
Plus l’ennemi est détruit avec un niveau de TBS élevé, plus il rapporte de points et plus les adversaires détruits relâche de pièces.
Une mention spéciale pour une jauge de points juste à côté de la réserve de bombes : vous pourrez voir un « X8 00000 » qui symbolisera en fait le nombre de pièces récupérées largué par des ennemis détruit en x8 qui donnera une énorme quantité de points lors du décompte interlevel…. Evidemment ce détail ne concerne que les accros des high score.
On rajoutera comme subtilité que les pièces relachées par les ennemis détruits par le tir secondaire seront « miraculeusement » aspirées par le joueur. Encore pour les accros.

Pour finir, le perso commence avec 3 barres de vie et 3 bombes. A chaque impact reçu, le perso perd une barre de vie mais gagne une bombe . Quand les 3 barres de vie sont épuisées, on perd un crédit. Au bout d’un certain nombre de points, le joueur gagnera une barre de vie associée à une nouvelle bombe.
On commence le jeu avec 3 crédits et comme pour Radiant Silvergun et Ikaruga, plus on joue, plus le nombre de crédits disponibles augmente.

Les options console

Il existe un mode practice selon les niveaux débloqués propre à chaque perso, un mode gallery et story recollect où l’on peut se repasser les dialogues des persos, le traditionnel choix de format d’écran avec un plein écran G et Dt…
Et enfin, l’EXTRA Option à débloquer avec le choix de vitesse de jeu, de la vitesse des tirs et leur taille…et l’Extreme mode…
Avant de commencer on aura le choix entre un normal game et Extreme game pour les « japonais sans ami » comme dirait Wovou.
Le normal game ouvre l’accès à l’easy mode qui a chaque impact reçu déclenche la magie pour éviter de perdre une barre de vie mais seulement 3 niveaux sont jouables.
On a aussi le choix entre les musiques remixées ou normales qui sont vraiment meilleures à mon goût….et de jouer avec ou sans les cut scènes des persos ( c’est le « on ou off » lors du choix du mode de jeu).

Les graphismes

Ils sont comme à l’accoutumé sur ce support ( Naomi ou dreamcast) très propres sans réel défaut mais néanmoins moins impressionnants que ceux d’Ikaruga ou Psyvariar II.
Les persos sont assez petits et les boss sont souvent originaux mais pas très impressionnant.
Les différents projectiles sont bien retranscrits mais rarement chorégraphiés. C’est plutôt le bordel à l’écran entre les tirs adverses multicolores, les centaines de pièces larguées et nos tirs vraiment imposants….
Les explosions font plus dans la finesse que le démonstratif, privilégiant des petits effets de particules lumineuses ou des explosions d’envergure moyenne…
Les décors sont très propres, très high tech avec une connotation mystique.
En gros simple, mais efficace.

L’animation

Malgré les centaines de sprites présents simultanément à l’écran, le moteur graphique tient parfaitement la route 99% du temps.
Seul moment où les ralentissements se font sentir (outre les traditionnels lors des explosions des boss), le boss de première partie du niveau 3 mais vous comprendrez pourquoi en y jouant même si ce n’est pas une excuse…
Le plan de fond propose comme d’habitude une 3D précalculée très dynamique contribuant fortement à l’ambiance du jeu avec des belles transitions de décors.
Du bon boulot.

Le son

Des sonorités bien manga avec de bons bruitages très diversifiés.
Les musiques sont entraînantes dont certaines hanteront notre esprit comme celle du niveau 2 et 3.
Elles utilisent des sonorités très synthétiques mais qui colle très bien à l’action.
A noter que je ne parlais des soundtracks original car les mélodies remixés sont de moins bonne qualité même si les sonorités sont plus riches.

La jouabilité

Les personnages répondent très bien. Slalomer et frôler les tirs ennemis se fait naturellement.
De plus, une partie des tirs est destructible (les boules rouges avec un halo jaune) avec les attaques standards ce qui diminue en général le nombre des tirs adverses. Certaines armes secondaires peuvent même détruire ou absorber les autres projectiles comme avec ma petite Niigi.
Et dans les cas désespérés, la magie spéciale est toujours là !!!

La durée de vie

7 personnages avec chacun une variante pouvant changer complètement le gameplay soit en gros 14 façons d’appréhender le jeu : à la gigawing pour Niigi (Shiki A), très esquive avec Kohgarou, très agressif avec Kim de John….
Associé à cela, 5 niveaux, chacun scindé en 2 sous niveaux, avec environ 2 à 3 minutes pour arriver au boss, le boss intermédiaire étant le plus souvent un mécha ou autres bizarreries comme pour le niveau 3, et le boss du niveau en lui-même étant un psychic soldier.
De plus le côté stratégique est très poussé avec l’obligation de switcher continuellement entre le tir primaire et secondaire selon les situations donnant un aspect un peu puzzle au jeu comme dans Ikaruga.
On ajoute à cela la possibilité de jouer à deux, la chasse au points pour les accros et les gadgets pour collectionneurs acharnés sur dreamcast et on peut conclure que la durée de vie est largement supérieure à la moyenne de shoots de part la diversité de gameplay.

Au total

Un très bon shoot qui allie un moteur graphique solide même s’il y a plus impressionnant, un design manga attachant accompagné de musiques entraînantes, une profondeur de gameplay énorme avec une marge de progression très importante ainsi qu’une grande durée de vie.
Un jeu qui lorgne néanmoins plus vers le puzzle shoot à la Ikaruga que vers le défoulement intensif même si certains persos peuvent y remédier partiellement ce qui pourra rebuter les moins patients.
Un jeu plutôt réservé aux passionnés du shoot qui auront l’envie et le temps de l’approfondir pour ainsi l’apprécier à sa juste valeur.


Omega Kyo
Testé sur la version Dreamcast