Cyber-Lip

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Année de sortie : 1990
Genre : Action
Développeur : SNK
Système : NeoGeo MVS, AES
Testeur : Sengoku 2
Testé en mai 2007

Cyber-Lip est un jeu d’action/plate-forme inspiré de Contra, qui fait partit des tout premiers jeux sortit sur NeoGeo.

Histoire

La population humaine a tellement augmenté que bientôt les ressources naturelles de la Terre ne suffiront plus pour permettre la survie de la race humaine.
Afin de pallier à cette future crise qui s’annonce imminente, le Gouvernement Fédéral lance l’opération : « Conquête spatiale » qui débouche quelques années plus tard à des colonies spatiales. Parallèlement à la construction de ces colonies spatiales, la création de puissants androïdes a permis d’épauler le travail des humains et de faire des progrès considérables. Mais subitement, une résistance farouche d’extra-terrestres se dressa contre les humains. Afin de protéger ses colonies spatiales, le Gouvernement Fédéral déploie des forces androïdes sous le commandement d’un super ordinateur fraîchement crée : le Cyber Lip.
Quelques années plus tard, le Cyber Lip se rallie aux extra-terrestres suite à un disfonctionnement. C’est la panique totale au sein du Gouvernement Fédéral qui décide d’abattre sa dernière carte : l’envoi de deux membres des forces spéciales, Rick et Brook, en ultime recours.

Le but du jeu

Cyber lip est un Contra-like où l’on doit diriger Rick et Brook qui doivent faire face à l’alliance des extra-terrestres avec les humanoids tout en essayant de voir ce qui se trame derrière cette soudaine alliance.
L’action se passe principalement au sein de la colonie « co5 ».
7 stages parsèment ce jeu sans oublier des mini-stages intermédiaires qui apparaissent de manière aléatoire.
Tous ces stages sont reliés à des ascenseurs et c’est au joueur de choisir soit de descendre ou soit de monter.

Voici un bref topo de ces stages :

Stage 1

Les androids et les extra-terrestres ont dévasté New-York, Rick et Brook doivent d’abord nettoyer la zone de Manhattan avant de pouvoir gagner la colonie « co5 ».

Stage 2

Rick et Brook viennent enfin de rejoindre la colonie « co5 » où ils se retrouvent dans la quartier résidentiel qui fut jadis prospère et bien peuplé.
Mais, maintenant c’est devenu inhabité à cause d’une forte présence militaire.

Stage 3

Nos héros viennent de pénétrer dans la zone industrielle qui est maintenant sous le contrôle du Cyber Lip qui a transformé cette zone en une industrie de création d’androids.

Stage 4

Un stage « ascenseur » où le défilement du scrolling se fait de bas vers le haut.

Stage 5

Rick et Brook explorent une zone infestée d’aliens. Le lieutenant Ripley n’est hélas pas conviée à la fête.

Stage 6

Un stage où les deux héros doivent sauter de plateforme en plateforme afin de se frayer un chemin.

Stage 7

Rick et Brook doivent se farcir tous les boss du jeu avec en plus le Cyber Lip en guise d’apéritif.

Mini-Stages

A chaque fin de stage, on est convié à prendre l’ascenseur et à choisir une direction.
Parfois, une inscription « danger » apparaît pour nous prévenir que l’on va rentrer dans une zone spéciale où l’on devra circuler sur un grand quadripède mécanique.

Gameplay

Cyber Lip : un jeu facile d’accès bien défoulant.

Cyber Lip est un jeu de plateforme/action dans la lignée des Contra où le but principal est de fusiller tout ce qui se trouve à l’écran.
Ainsi, la prise en main est immédiate afin de favoriser l’éclate totale.
On peut y jouer à deux joueurs simultanément et la seule différence entre les deux héros se fait au niveau du physique et aussi au grain de voix.


Rick et Brook
Sinon, ils disposent tous les deux de la même palette de mouvements.

Les Armes

Elles sont en nombre conséquent et s’exécutent en appuyant sur le bouton A.

Le tir normal est le tir de base du joueur.
Le tir continu permet de tirer plusieurs balles à la fois.
Le tir multi-directionnel
Le lance-flamme permet de tout brûler .
Le bazooka
Le lancer de grenade est aussi de la partie.
Le module permet de protéger le joueur des tirs ennemis.

Ces armes en nombre limité ne disparaissent que si on a épuisé tout le stock.
Mais SNK a pensé à tout car si l’on meurt sans avoir épuisé le stock d’une arme, on récupère quand même l’arme avec le même nombre de munitions que l’on avait au moment de mourir.
Des salles où l’on peut recharger complètement les armes parsèment tous les niveaux du jeu.

Cela a le mérite de favoriser le sentiment d’amusement tout au long car grâce à ces salles de recharges, rares sont les fois où on se retrouve à cours de munitions.
Chose intéressante, on peut changer d’arme quand on veut en utilisant le bouton C et l’utilisation de ce bouton C démontre encore une fois la volonté de SNK de rendre son jeu le plus facile d’accès mais aussi le plus défoulant possible.

En dehors de pouvoir tirer dans toutes les directions (sauf en diagonale), le joueur peut exercer d’autres mouvements qui lui permettront de se tirer de certaines situations épineuses.

Les mouvements en question

D’abord, le joueur dispose d’un saut en appuyant sur le bouton B.
En maintenant la flèche directionnelle vers le haut + le bouton B, le joueur peut effectuer un grand saut afin d’atteindre des plateformes hautes.
Lorsque l’on est sur une plateforme, on peut descendre en bas en maintenant la flèche directionnelle vers le bas + le bouton B.
En maintenant la flèche directionnelle vers le bas + le bouton B , le héros fait une calupette afin d’éviter les balles adverses.
Ajoutons aussi la possibilité de s’accrocher aux parois .
L’utilisation d’appareils volants qui ne nécessitent que l’utilisation de la flèche directionnelle.
Tous ces mouvements contribuent à diversifier le gameplay et à rendre moins monotone la palette de mouvements du joueur.

Le point qui fâche

Le gros point noir du gameplay est que l’on ne peut pas tirer en diagonale et le comble, c’est que les ennemis le peuvent, mais pas nous.

Cela est assez frustrant car ça rend tout à coup la chose un peu moins défoulante du fait que l’on est obligé de se mettre juste en dessous ou au dessus de l’ennemi pour lui asséner le coup fatal.

Dans le stage 4 où l’on est sur un élévateur qui monte, le problème de la diagonale est encore plus voyant du fait que nos ennemis se trouvent tous au-dessus de nous.
Ce genre de stage « ascenseur » n’est pas sans rappeler un stage de Gouls n’ Ghosts qui est aussi un jeu dépourvu de tir diagonal.

Un autre point que je trouve dommageable est l’utilisant d’un petit véhicule volant. qui disparaît au bout de quelques secondes.
Ce véhicule volant est une bonne idée en soit (surtout dans un jeu datant de 1990) mais le fait de l’utiliser à peine quelques secondes frustre un peu.

Pour finir, les stages manquent un peu de diversité dans leur conception, soit c’est un stage linéaire dans toute son étendue ou soit on se retrouve dans un stage où le scrolling défile de bas en haut. Bref, j’aurais préféré trouver dans un même stage un game design un peu plus poussé.

Un jeu scénarisé

Cyber Lip est un jeu composé de 7 stages où chaque début de niveau est briefé par le supérieur de Rick et Brook. Tout cela confère à donner au jeu une petite ambiance avant de rentrer dans le vif de l’action. L’effort est louable d’autant plus que ce briefing est fait à l’aide de voix digitalisées.

Graphisme

Les graphismes sont typiques des jeux Neo Geo sortis la même année. En 1990, c’était l’extase mais de nos jours, ils sont justes passables.
Jouer à ce jeu sur une petite TV enlèverait beaucoup de charme, c’est pourquoi je préconise une bonne TV de 70 cm à tube cathodique car dans ces conditions les graphismes retrouvent une seconde jeunesse et donc leur aspect « arcade ».
Les sprites sont bien designés, par contre les décors manquent de profondeur (les scrolling différentiels ne sont pas légion) mais aussi de détails plus fouillés.
Il y a quand même de temps en temps quelques détails en arrière plan qui viennent égayer nos mirettes comme un hélicoptère qui passe en second plan mais aussi l’apparition de notre cher G-Mantle sans oublier quelques petits effets sympas comme des zooms.


Animation

Un des points forts du jeu.
L’animation rattrape le coup des graphismes peu fouillés et contribue à embellir l’écran. En effet, les mouvements de la plupart des protagonistes du jeu sont tellement biens décomposés que ça rend fluide et plus vivant l’action.
Je sais qu’en disant cela, ça prête à sourire surtout si l’on compare avec l’animation d’un Metal Slug mais remettez-vous dans le contexte du début des années 90 et vous verrez que ce jeu au niveau de son animation avait su tirer son épingle du jeu.
Bon, trêve de bavardages, des images sont plus parlantes.


La préparation et la réception de ce saut sont criant de réalisme.


Admirez en détail la gestuelle de Rick


La mort du héros

Les ennemis ne sont pas en reste, d’ailleurs les uns en train de courir meurent d’une autre manière que les autres qui sont en phase statique .

Les ennemis qui marchent ou qui sont en phase statique meurent en laissant leurs carcasses cybernétiques se décomposer.
Les ennemis qui courent meurent en se faisant exploser la tête tout en continuant de tourner sur eux-mêmes.

Détail sympa, les ennemis peuvent aussi faire des acrobaties.

La mort du gros android.

Bande-son

Ce jeu dispose d’une excellente ambiance sonore que ce soit à travers les voix digitalisées mais aussi à travers les musiques.
Les voix digitalisées sont présentes durant tout le jeu, ça commence même dès l’intro du jeu.
Les musiques sont parfois entraînantes comme dans le stage 4 mais se font aussi plus discrètes pour coller à une ambiance particulière comme dans le stage qui est inondé d’aliens.
En résumé c’est du tout bon au niveau de la bande son.

A l’époque, rien que cette scène du « ready go » suffisait à extasier les habitués des salles d’arcade :

Durée de vie

Le point faible du jeu. A l’époque, Cyber Lip voyait sa note globale descendre de façon vertigineuse dans les tests de la presse vidéoludique française à cause de sa durée de vie. Finir ce jeu pourvu de continus infinis est une promenade de santé d’autant plus qu’on en a pour une vingtaine de minutes à tout casser.
A l’époque, ce jeu valait 1500 frs, donc c’était cher payé la minute.
Par-contre, de nos jours ce jeu vaut largement moins chèr et donc la durée de vie pose moins de problème.

Cyber Lip, l’espoir d’une suite.

A l’époque, beaucoup attendaient une suite de ce jeu surtout à cause de la fin du jeu qui laissait une touche d’espoir.

Mais maintenant, le seul espoir de revoir du Cyber Lip, c’est dans un éventuel NeoGeo Battle Coliseum 2.
Peut-être à travers un perso jouable (Ai et Yuki, les deux héros de NBC ont des coups tout droit sortis d’anciens jeux Neo Geo) ou bien à travers un perso de Cyber Lip présent dans un décor de fond.

Cyber Lip, un Contra-like ?

Cyber Lip était considéré à l’époque comme le Contra de la Neo Geo.
Figurez-vous que Cyber Lip a pompé sur Contra mais ce dernier à travers Contra : Shattered Soldier sur Playstation 2 a aussi fait de même.


Image subliminale

Cyber Lip semblait être le jeu responsable de plusieurs divorces.

Les + :
– Le bouton C qui permet de switcher avec toutes les armes.
– Fun à jouer
– Une bonne ambiance sonore

Les – :
– Impossibilité de tirer en diagonale
– Faible durée de vie

Conclusion

Bonne maniabilité, bonne ambiance sonore, Cyber Lip demeure un petit jeu sympa, un bon défouloir où l’on est amené à tout détruire sur son passage. Pourtant, sa faible durée de vie et l’impossibilité de tirer en diagonale entâche un peu le plaisir de jeu. Bref, c’est le genre de jeu que je sors une fois à l’année mais à chaque fois, je passe 20 bonnes minutes à m’amuser.

Attention

Je tiens à dire que beaucoup n’aimeront pas ce titre car c’est plus le type de jeu qui plaira un peu à ceux qui ont connu l’arcade à la fin des années 80 et début des années 90.
Donc, ceux qui ont connu ce type de jeu avec la série des Metal Slug, passez votre chemin car ce jeu est loin du niveau de ces derniers.


Sengoku 2

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