Garou : Mark of the Wolves – Test 1

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Année de sortie : 1999
Genre : Baston
Développeur : SNK
Système : NeoGeo MVS, AES, Dreamcast, Playstation 2
Testeur : dark_eagl
Testé le 12 octobre 2005

Mark of the wolves, un nom bien connu des férus de jeux de combat. Huitième épisode de la saga « Garou Densetsu », plus connu sous le nom de « Fatal Fury » dans nos contrées. C’est l’un des derniers titres de SNK, mais également l’une des dernières batailles avec le concurrent Capcom et sa série Street Fighter III. Sans attendre, passons à l’expertise de cette œuvre maîtresse.

Certainly they existed…

L’histoire de ce nouveau Garou se passe une génération après le dernier épisode. Geese est mort, et Terry se voit la lourde tâche d’éduquer et d’entraîner le fils de son ancien rival. Rock va découvrir quel lourd héritage à laisser Geese, et va faire la connaissance de son oncle qui lui révélera bien des secrets…
Ce mark of the wolves marque un grand tournant dans la saga, à l’instar de Street Fighter III, on a le droit à une refonte quasi-totale du casting. On se retrouve avec 14 personnages (en comptant les 2 bosses) dont 13 complètement nouveaux. Je vous épargne la description de chacun d’entre eux, je vous laisse le soin de les découvrir. Mon coup de coeur va à Tizoc/griffon, choppeur le plus classe du monde, c’est le seul véritable personnage de ce genre (avec des 360 et 720, beaucoup de choppes différentes, et des grosses priorités) que SNK n’aie jamais crée. Un roster donc, relativement varié et assez bien équilibré.

Rock en apprendra long dans ce tournoi Voila une partie du nouveau roster.

Com’on lone wolf

Le jeu commence et possède deux introduction, une composée d’images nous montrant la mort de Geese, et l’éducation de Rock. Et une seconde, magnifique et animée, avec un thème musicale à la cowboy bebop. Elle y présente tous les personnages du jeu.
On se retrouve ensuite avec un menu assez sommaire avec 4 modes de jeu :

Story mode :
On va suivre l’avancée de chacun des participants au tournoi et connaître leur but à cette participation. Avant chaque combat on a le droit à une petite animation présentant le stage (comme dans last blade 2), et quelques cut-scenes s’infiltrent entre les combats. A la fin de chaque affrontement vous recevrez une note témoignant de votre efficacité pendant le combat.

Versus mode :
Le mode classique en 1 contre 1 pour des duels endiablés.

Survival mode :
Essayez de vaincre le plus d’adversaires possible avec votre barre de vie et le temps imparti. Pour vous aider, des bonus mais aussi des malus apparaîtront parfois lorsque vous frapperez l’adversaire. Attention, l’ordinateur peut également utiliser ces items. Ce mode de jeu est également présent sur la version arcade (maintenez les 4 boutons et appuyez sur Start pour y accéder).

Practice :
Vous vous entraînerez à utiliser vos coups, à chercher des combos, et à maîtriser les diverses subtilités du gameplay.

Combattez le maximum d’adversaires Freeman est un perso très dangereux

Le gameplay, justement venons-en

C’est évidemment la partie la plus importante d’un jeu de combat. A première vue, le jeu semble facile d’accès, des manipulations simples, une prise en main rapide, des combos faciles, à première vue seulement. Ce Garou tranche littéralement avec les anciens volets puisque très peu d’éléments de ces derniers ont été conservés. D’emblée, SNK a décidé de ne plus utiliser le système de plans différents qui était LA marque de la série. On se retrouve avec un versus classique sur 1 ligne. Le jeu se joue désormais avec quatre touches et une configuration à la KOF. Chaque personnage dispose de mouvements spécifiques (dash, course, double saut, super saut, etc), d’un casse garde bas en appuyant sur A+B (cette combinaison permet aussi d’effectuer un rétablissement lorsque vous tomber à terre). Il est possible de réaliser des petits sauts en appuyant brièvement vers la direction (redoutables en casse garde bas et en pressing, idéal pour faire un Guard Breack).
A la manière d’un Real Bout, il sera possible de feinter une attaque spéciale ou même une furie (en faisant bas ou avant +A+C), plus utiles qu’elles n’en n’ont l’air elles permettent de casser un coup normal, et sont elles même cassables (par exemple, C, av+A+C, C, ce qui permettra d’enchaîner 2 poings forts).
L’une des particularités de ce Garou est la venue de Just Defend, la défense activé juste au bon moment. Contrairement à Street Fighter III qui oblige à parer en avant au moment même de l’impact. Garou vous laisse plus de marge de sécurité, puisque la direction à appuyer est la touche arrière et vous pouvez enclencher la garde un peu avant l’impact du coup. Chaque Just Defend réussi vous remet un peu de vie. Vous devrez vous entraîner pour pouvoir parer des coups multiples, comme des furies. Derrière un Just defend vous pouvez lancer un guard cancel, pour casser immédiatement votre garde par un coup spécial, le timing est un peu serré mais on s’y fait vite (B. Jennet possède même une furie que l’on peut effectuer durant un Just Defend). Ces diverses actions ne vous coûtent rien en barre de Power.

Apprenez à maîtriser les guard cancel dans le mode training< Rock qui vient de faire un Just Defend face à Kain

Vous remarquerez que lorsque vous avez choisi votre adversaire on vous demande de placer une barre de T.O.P sur votre barre de vie et également d’en régler la taille (en appuyant sur haut). Lorsque vous entrer en mode T.O.P, votre jauge de vie remonte lentement. Ce n’est pas le seul avantage puisque vous pourrez effectuer une T.O.P Attack, en appuyant sur la combinaison de touche C+D vous effectuerez alors une puissante attaque. Plus la taille de la barre T.O.P est petite, plus le coup est puissant.
Ensuite vous aurez certainement remarqué la petite barre de Power en bas de l’écran, elle se charge lorsque vous effectuez des coups spéciaux, que vous donnez ou recevez des coups. En S-Power vous pourrez effectuer une Super Move, les manipulations sont toutes les mêmes puisqu’il s’agit à chaque fois d’un double quart de cercle avant. Une fois la barre pleine vous pourrez effectuer une Potential Power, c’est-à-dire une furie max (certains personnages ont des Potential Power cachées, comme Rock, B.Jenet ou encore Marco).

La T.O.P Attack de Tizoc : RE-DOU-TABLE Jenet vient de canceller son coup spécial, Dong Hwan va déguster.

Le dernier point important se trouve être les Cancel. Effectivement chaque personnage possède une prise spéciale cancellable par la combinaison de touche A+B. A la manière d’un False Roman Cancel dans Guilty Gear, il faudra appuyer au bon moment sur A+B pour canceller sa spéciale. Les possibilités de combos vont bon train avec ce système, et cet action ne coûte rien non plus en barre de Power. Le timing est relativement précis, mais c’est loin d’être infaisable.

Terry aura-t-il l’avantage avec son power dunk ? Kevin fout un bordel pas possible à l’écran

La réalisation

Que dire sinon qu’elle est vraiment très soignée. La présentation est un plaisir, les petites animations avant le combat, les cut-scenes, les jolies ending…
Graphiquement il s’agit là d’un des pus beau jeu de combat de la neogeo, même un des plus beaux jeux de combat 2D. On pourra chipoter en trouvant les sprites un peu petits par rapport à un Street Fighter III, ou même par rapport à un Real Bout. Mais leurs animations est au petits oignons (rappelez-vous, la première fois que vous avez vu le kimono de Dong Hwan bouger). Le character et le sprite-design sont magnifiques, les décors ne sont pas en reste très variés (en pleine forêt, en passant par une sortie de boîte de nuit, ou un trajet sur un train…) avec des couleurs superbes, des paysages détaillés, et uniques pour chaque personnage. Les effets spéciaux sont parmi les plus beaux de la neogeo. Bref de la 2D, de la belle, de la vraie, comme on n’en voit plus beaucoup aujourd’hui.
Au niveau sonore c’est tout aussi bon, avec des thèmes musicaux au style très Jazzy. Comme dans beaucoup de jeu, SNK se permet de remixer un thème musical connu, ici ça sera un titre de Robert Miles qui sera mis à contribution pour le stage de Rock. Les bruitages accompagnent bien l’impact des coups, et les voix digitalisées sont de qualité.

Les arts de fin son soignés… Les notes à la fin du jeu… peut mieux faire…

And finally…

Tout le savoir de SNK réunit dans ce dernier épisode de Fatal Fury, on y retrouve tout ce qui faisait le charme de cet éditeur talentueux. Un gameplay complet qui promet des heures et des heures de combat. Une réalisation sublime. Un plaisir de jeu immense dû à une jouabilité sans failles. L’un des meilleurs titres de la console aux grosses cartouches, c’est le genre de jeu qui nous fait regretter ce bon vieux SNK. Les fans attendent tous avec impatience et impuissance un nouveau volet de la part de SNKP qui ne s’est toujours pas décidé à en pondre un.
Ô toi SNK, reste en paix, et merci de nous avoir légué un patrimoine aussi généreux.


dark_eagl

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