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En gros, il veut juste dire que les extrémistes potentiellement actifs représentent une infime minorité sur le territoire français, comme par ex les petits groupuscules sectaires salafistes...
C'est ce que j'avais compris AVANT la démonstration. Après, c'était beaucoup moins évident.
bon, poussons la démonstration jusqu'au bout.
la population de confession musulmane est estimée en France, d'après les quelques réponses que j'ai glané ci et là, entre 2 millions et 5 millions (ça peut même aller au delà, mais ce ne serait pas considéré comme plausible).
je rappelle que les estimations par les services de renseignements français du nombre de djihadistes en France est compris dans la fourchette de 1000 à 1500 individus.
donc si on prend la fourchette haute de djihadistes, soit 1500, et la fourchette basse du nombre de musulmans estimés en France, soit 2 millions, ça donne le ratio suivant :
1 djihadiste pour 1333 musulmans vivants en France, et c'est la fourchette la plus basse donc.
Ce qui signifie que 1332 musulmans sur 1333 ne versent pas dans le terrorisme d'islam radical. Partant de ce constat, je pense pouvoir affirmer qu'effectivement, la religion musulmane et le Djihadisme n'ont pas de corrélation exclusive. C'est juste un point d'explication, mais à un niveau très faible étant donné le ratio. Selon moi, c'est même limite un prétexte.
Pour comprendre la complexité des parcours individuels qui amènent au terrorisme religieux, en l'occurrence ici l'Islam, il y a donc d'autres facteurs à regarder et à recouper et à étudier. J'ai lu notamment une interview sur un gars qui s'est intéressé à ces parcours, et jusqu'en 2007, il explique que le profil qui revenait le plus souvent correspondait au jeunot en rupture avec la société, familiale, qui ne trouve pas d'issue pour se narcissiser et trouvant dans le djihadisme le moyen de devenir un héros (je résume et réinterprète ce que j'en ai capté). Et, effet pervers, plus la société dont il se sentait exclu envoyait des signes forts de désapprobation, plus le sentiment d'être dans le bon chemin se renforçait.
Ce qui était préoccupant, c'est que ce modèle tendait à se modifier après 2007, avec le constat que de plus en plus de jeunes ne présentant pas ce parcours d'échec et de rupture s'enrôlaient dans le djihadisme. Il citait même des cas exceptionnels de reconvertis, provenant à la base d'une culture religieuse chrétienne, et même judaïque.