L’histoire de Psikyo

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psikyo

Psikyo est une société de légende, particulièrement pour une majorité de fans de shoot’em up, au même titre que Cave ou Toaplan. En effet elle a construit son image principalement grâce à des shoot’em up de sublimes factures comme la saga des Strikers 1945, les Sengoku Blade ou encore les Zero Gunners. Mais ce que les joueurs savent moins, c’est qu’en plus d’être une usine à shoots, Psikyo a aussi développé d’autres genres de jeux qui méritent pour la plupart d’être connus.
Comment et pourquoi en seulement quelques années seulement Psikyo a t-il pu se hisser au rang de développeur mythique ?
Découvrez ou redécouvrez, à travers ce modeste dossier de 5 pages, l’histoire et l’œuvre de ce développeur principalement à travers ses jeux, classés de façon chronologique, de juillet 92 à 2002. A noter à la page 4 une partie consacrée à l’illustration chez Psikyo.

Un début tonitruant

L’histoire commence chez Video System ou le très doué Shin Nakamura qui vient de développer l’excellent Sonic Wings/Aero Fighter en tant que dessigner en chef décide de quitter la société à cause d’un différend avec ses employeurs. Les causes de ce départ son floues mais une des raisons serait le choix de Video System de développer leurs prochains titres sur Neo.Geo MVS dont la suite de Sonic Wings, ce qui condamne ce Sonic Wings 2 a se jouer avec l’écran à l’horizontale contrairement à Sonic Wings premier du nom se jouant sur écran vertical, et ce choix n’aurai pas été du goût de Nakamura
Shin Nakamura fonde donc Psikyo (prononcé Saikyou en japonais) le 17 juillet 1992 à Tokyo, une société qui sortira pendant presque une décade des shoot’em up et des jeux d’arcade de qualités alors que le grand Video System tombera peu à peu dans l’oubli.
Le premier jeu Psikyo à sortir en salle d’arcade fut bien évidemment un shoot’em up, Sengoku Ace, en avril 1993.

SENGOKU ACE
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Sengoku Ace arrive donc au milieu de shoots magnifiques qui transcendent le genre comme Last Resort, Eco Fighters ou encore Raiden II tout juste sortit en salle, mais malgré cette concurrence le premier jeu de la toute jeune société Psikyo se fait une place sous les lumières des salles de jeux japonaises. On ne peut pas dire qu’il brille par son originalité, ce shoot vertical ressemble en effet beaucoup à Sonic Wings de Vidéo System, de par son système d’armements par power up et items bombes à attraper, et un système de score aussi très similaire (les éléments du décors détruit laisse place à des pièces à récolter) et ce n’est évidemment pas un hasard quand on connait la filiation de Shin Nakamura avec Video System. Mais le jeu est rythmé, speedé, sans défaut particulier et à tout pour plaire aux fans de shoot’em up verticaux. Chose rigolote à noter, le jeu dispose de 22 fins différentes ! Le jeu sortira dans le monde entier, distribué par Banpresto et avec comme titre « Samurai Aces » .

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BATTLE K-ROAD
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Qu’est ce qui marche super bien en salle en 93 et en 94 ? Les jeux de baston évidemment ! C’est le temps des Super Street Fighter II, Mortal Kombat II, Samurai Shodown, Art of Fighting 2, Power Instinct, j’en passe et des meilleurs. Chaque éditeur sort son propre jeu de baston, et Psikyo n’échappe par à la règle avec comme deuxième jeu non pas un shoot mais un jeu de fight : Battle K-Road (janvier 1994). Le jeu bénéficie de la licence du k-road, un tournoi de free fighting comme le K1 ou l’UFC mélangeant des combattants venus de différentes disciplines d’arts martiaux et ou tous les coups sont permis ou presque. Six boutons comme dans Street Fighter, mais la comparaison s’arrête là, le jeu se veut en effet réaliste donc vous ne trouverez pas de boule de feu ou d’attaque du genre. De vrais experts en arts martiaux ont été filmés puis redessiné par dessus (à la MK). Les graphiques et les backgrouds sont très, très ordinaires et le jeu manque sérieusement de rythme, c’est très mou et tout lent ! Bref, un jeu sympa mais complètement oublié aujourd’hui qui part d’une bonne idée mais à la réalisation qui ne tient pas la route. Le jeu a été distribué en dehors du Japon par Jaleco.

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GUNBIRD
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Grosse claque que ce Gunbird qui sort en septembre 94 et qui va poser les bases de ce que seront les futurs shoot’em up 2D qui forgeront l’identité et la réputation de Psikyo. De jolis graphismes (très kawai dans ce Gunbird), des tirs et des explosions de partout, un rythme de jeu élevé, une jouabilité aussi précise qu’excellente, des ennemis variés, des boss gigantesques, et ce fameux système de power up, de bombes et de scoring identiques à Sengoku Blade ainsi qu’à quasiment tous les futurs shoots 2d du développeur. Le seul reproche qu’on pourrait lui faire serait le fait que les niveaux soit un peu trop court, mais à par ça c’est une vraie petite perle du manic shoot que nous offre Psikyo.

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STRIKERS 1945
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Strikers 1945
, le premier numéro de la saga phare de Psikyo sort en juin 1995. Le jeu reprend le même système de jeu que Samurai Ace et Gunbird (même systeme d’upgrade d’arme, de scoring..), mais cette fois-ci dans un univers très militaire. Aux commandes d’un des six avions aux caractéristiques différentes, il va falloir détruire toute une armada de machines de guerres. Les balles pleuvent, les boss, énormes, se transforment des engins encore plus gros, la jouabilité est toujours aussi carré et précise, un must.

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En décembre 1995, premier jeu Psikyo à sortir sur console: Gunbird, sur Saturn et Playstation. Le jeu se verra attribuer le nom ridicule de Mobile Light Force pour sa sortie américaine. Le jeu sera distribué par Atlus.

SENGOKU BLADE / TENGAI
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Voila en ce mois d’avril 1996 le deuxième épisode des Sengoku Ace, Sengoku Blade ou Tengai. Premier jeu à scrolling horizontal de la firme, le jeu n’en garde pas moins le gameplay carré des shoots Psikyo, avec le même systeme de power up, plus le nouveau systeme de tir secondaire pris dans Strikers 45. Tengai est une franche réussite, un jeu magnifique, tres posé, qui baigne dans une ambiance Japon médiéval, aux ennemis variés et à la difficulté soutenue mais pas insoutenable.

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