Midnight Run : Road fighter 2

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Année de sortie : 1995
Genre : Course de voiture
Développeur : Konami
Système : Konami Power PC Based Hardware, Playstation
Testeur : Captain Algeria
Testé le 26 juin 2002

En 1995, après avoir sortit des hits tel que Gradius, Salamander, Sunset riders, Parodius da!, Violent storm, Mystic warriors, …, et voyant le succès de jeux tel que Daytona usa, ou Ridge racer; Konami se décide à investir le circuit très fermé (mais très lucratif) des jeux de caisse 3D. C’est dans le plus grand secret que fut développé Midnight run, la grosse machine sur roues virtuelles qui devait tout cramer sur son passage.

Le jeu propose des runs à 4 concurrents sur les différentes parcelles du périphérique de la baie de Tokyo. Sorte de mixe entre Out run (pour la circulation dense), et Ridge racer (pour la conduite), Midnight run préfigure un genre, qui sera par la suite une vrai mode, celui de la course urbaine sur périph bourré en pleine nuit, style qui sera repris plus tard dans des jeux tel que Widding Heat, Side by Side, Burnout, Thrill Drive ou Midnight Club.

4 voitures sont proposées dès le départ, dans deux modes: Simple ou Tuned. Les versions simples sont les caisses pour les débutants, la voiture n’est pas trop rapide, mais elle est bien maniable (grâce à un système de conduite assistée), les versions tuned, sont quant à elles pour les pros, exit l’assistance à la conduite ce qui entraîne de gros dérapages lors des virages, de plus les voitures en tuned sont beaucoup plus rapides que les versions simples. Petit détails sympa, lors de la sélection du bolide, le choix entre simple et tuned s’effectue en maintenant le bouton de changement de vue appuyé, dès lors, on s’aperçoit que les versions tuned sont les mêmes voitures en simple, mais avec plus de détails sur les carroseries, et se rapprochent de modèles réel de voitures(Dodge viper pour la caisse bleu, Lamborghini diablo pour la jaune, Ferrari pour la rouge, et Corvette pour la blache il me semble, mais j’en suis pas sur la).

Les tracés sont au nombre de 3, une section novice, une intermédiaire, et un expert. La première est la plus simple, pas trop longue et pas trop de virage, c’est le circuit que l’on boucle le plus facilement (même en passant son temps à se prendre les murs de coté, on arrive à finir la course). La section intermédiaire est une autre histoire, certes le circuit n’est pas trop sinueux, mais la course est longue, mais longue !!! Juste arriver à finir la course est un exploit. Dernier circuit, l’expert, alors la c’est l’enfer, que des virages à angle droit, une circulation pas possible, bref le périph, le vrai.

Coté conduite et prise en main, y a pas plus simple, et même un non initié de la tuture tel que je le suis sera s’y retrouver et prendre goûts à la conduite grisante que procure ce jeu. Le système est archi simple, un volant pour aller à droite ou à gauche; Une pédale d’accélérateur pour accélérer; Une pédale de frein pour freiner; Et enfin un mini rikiki levier de vitesse à 2 positions; On se croirait revenu au vieux temps des jeux à la Out run. Mais la ou Midnight run innove, c’est dans la possibilité de changer de type de boite de vitesse à n’importe quel moment de la course. Je m’explique; Si on regarde bien le levier de vitesse, oui la, à gauche du siège, on voit qu’il propose 2 positions, High et Low; Mais si on est bien attentif, le levier peut aussi se pousser vers le centre-gauche, ou il y a la position Auto, qui si enclenchée, enclenche la boite de vitesse automatique; Et le jeu gère parfaitement et en temps réel le changement de type de boite de vitesse (un petit cadran, en bas à droite de l’écran vous tien au courant sur le type de boite choisie, MT ou AT), ce qui facilite bien les choses, et transforme certaines situations bien critique en jeu d’enfant.
Autre petit détail sympa du jeu, un compteur de voitures (ou camion, ou bus, ou moto) doublées et présent en bas à gauche de l’écran, et comptabilise toutes les caisses que vous aurez dépassé.

Coté difficulté de jeu, les concurrents s’adaptent en fonction de votre niveau de jeu, ils prennent leurs temps si vous êtes long, et tracent si vous enchaînez les virages pied au planché; Enfin, ça c’est pour 2 des 3 concurrents, car à chaque fois il y a 1 des 3 qui se tape une méchante échappée et que l’on ne revoit plus (sauf si on prend soin de profiter des différents raccourcis du jeu). De plus, on peut aussi essayer de battre la Record car, une Porsche 911 noir qui se tape une conduite quasi parfaite, bref un vrai monstre sur roue.

Graphiquement le jeu est une bombe, c’est à se demander comment un jeu aussi beau pouvait sortir en 1995. Les stages sont immenses et bardés de détails, le nombres de voitures à l’écran et énorme, et il n’y a aucun ralentissement; De plus certains détails sont carrément bien rendus, tel que le couché de soleil sur la baie de Tokyo, ou les luminaires en pleine nuit. Bref Midnight run est un vrai exploit technique.

Coté son c’est parfait, certains pourront rager vu que le jeu ne propose pas de musique durant la course (sauf lors des check point, ou du dernier segment d’une course); Mais le jeu compense par un environnement sonore riche (entre les moteurs des autres caisses, les klaxons, et les crissements des pneus, on s’y croirait).

Pour finir, je voudrais parler de la borne dans sa version DX (Deluxe). Y a pas à dire Konami a fignolé son jeu dans les moindres détails. Le cabinet DX est spacieux, beau, design, avec un écran géant à retro-projection (avec le temps il se fait de plus en plus pourrit, mais bon, ça passe toujours), et surtout le volant à retour de force hyper précis, et qui bloque même la direction lors des différents chocs. Une vraie merveille.
Le jeu existe aussi dans une borne plus classique.

Conclusion

Voila, Midnight run est LE jeu de course urbaine noctambule qu’il faut avoir joué, possedé, et aimé (avec Out run et Initial D). Un jeu qui hélas, n’a pas trop bien trouvé son public (le jeu a souffert de la concurrence avec Daytona usa), mais qui reste une perle de conduite.

Le jeu a était porté sur Playstation en 1998, mais étant donné que je n’ai pas essayé cette version, je ne sais pas ce qu’elle vaut.


Captain Algeria