Mystic Warriors : Wrath of the ninjas

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Année de sortie : 1993
Genre : Beat’em all
Développeur : Konami
Système : PCB: Hardware dédié
Testeur : Captain Algeria
Testé en 2002

Le monde est au bord de l’armageddon. Amassant ses forces dans l’ombre, l’entreprise Skull s’apprête à lancer un déluge noir sur le monde libre, et par là, d’achever son plan de contrôler l’humanité entière. Comment? Grâce à une armée de zombies ninjas robotisés avides de destruction et ne connaissant pas la bonté, ni la gentillesse -et encore moins la galanterie-.
Mais au travers de sa route, il existe encore un espoir pour tous les hommes -et femmes-. Cinq braves, valeureux, intrépides, et jeunes combattants ninjas ont jurer sa défaite. Ils se nomment Spyro, Keima, Kojiro, Brad, et Yuri. Ils ne sont qu’à un pas de déjouer les plans de la machiavélique world compagnie. Seulement, l’un d’eux vient d’être capturé, et il ne lui reste plus que ses 4 camarades pour le sauver, et par la même occasion sauver le monde..

Si c’est pas de l’intro et du scénar’ ça!!! (hmmm, je pense que je devrais me recycler dans les synopsis de magazine télé moi)

Cinq Ninjas kick backs

Fils inavoué de Sunset Riders (Konami) et de Shinobi (Sega), Mystic Warriors -Wrath of the ninjas- reprend le principe et la jouabilité du premier, tout en les transposant dans un univers et une ambiance proche du deuxième, et conte les mésaventures de 5 teenagers ninjas dans le vent, contre une organisation du mal à but très lucratif; tout cela sous la forme d’un shoot pédèstre pied bien speedé.
Mystic Warriors est ce que l’on pourrait appeler un jeu techniquement moyen, mais qui révèle après une longue pratique un plaisir rare et un humour décapant basé sur le pastiche et la parodie. Mais d’entamer le cœur même du jeu, délestons-nous des fioritures de la technicité, avant de nous pencher vers les qualités du jeu.

Graphisme, animation, son, jouabilité…

Graphiquement le jeu n’est pas mauvais et propose un certain charme que possède beaucoup de ces jeux du début des années 1990. Les couleurs chatoies et pètent de partout dans des tons aussi divers et kitch qu’un vieux clip des 80’s.
Coté animation, ce n’est pas top top, mais vu que le jeu frôle des pointes supersoniques de speed sur certains passage que l’on a même pas le temps de contempler les diverses étapes d’animations de chaque personnage ou ennemi.
Les musiques, bof bof, du synthé a gogo, des paf paf boum boum à gogo, et quelques digits de-ci delà.
Enfin, en ce qui concerne la jouabilité, le jeu propose 5 persos dont les caractéristiques change de l’un a l’autre : Spyro à un tir bidirectionnel, Keima est rapide et possède un tir large, Brad est très puissant,…. Le system de jeu est le même que pour Sunset Riders, et donc hyper simples à assimilé. De plus les commandes répondent au doigt et à l’œil. Petit plus, à l’instar de Sunset Riders, Mystic Warriors est jouable à 4 en même temps -Mais il faut la borne pour-.

Donc, si on y regarde bien, Mystic Warriors est un jeu de shoot somme toutefois bien moyen, certes bon, mais tout de même moyen. Mais ne voir pas plus loin que ces spécificités techniques, c’est se priver d’un jeu a l’ambiance et au fun abracadabrantesque.

It’s a Parody

Car oui, la valeur de Mystic Warriors ne se trouve point dans sa forme mais dans son fond. Un fond basé sur une accumulation de gags et de pastiches, tous plus horripilants les un que les autres.
Affublé d’un univers ou se télescopent passé, présent et futur, et ou se mixent occidentalisme et japonisme. Mystic Warriors est comme ces vieux films pas cher des 80’s -tel que « Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (alias « Big Trouble in Little China ») de John Carpenter, un pure hymne au cheap, au clichés, et cumule les références en tout genre, tel cette formation digne de teenage ninja d’un sentais. Cet écran géant qui joue en boucle l’introduction de Sunset Riders (intro inédite d’ailleurs), une descente à ski digne d’un Timothy Dalton, un boss-robot à tête de T-800, ou même cette course poursuite en cariot-wagon qui ne manquera pas de rappeler un certain Indiana Jones et le temple maudit… Sans parler de cette armé ennemi incapable, de ces boss crégnosses, de ces ninjas ridicules, ou de ces voix hilarantes (la version ‘ricaines est à pleurer de rire). Bref, Mystic Warriors c’est du pur bonheur en borne, qui saura récompenser moult fois les acharnés et les patients (le jeu est vraiment dur et long), et qui rebutera ceux qui sont à la recherche d’un shoot sans y voir autre chose qu’un banal et simple shoot.


Captain Algeria