Star Gladiator Episode:I – Final Crusade

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Année de sortie : 1996
Genre : Baston
Développeur : Capcom
Système : Sony ZN-1, Playstation
Testeur : nono261084
Testé en février 2007

C’est 1996 que Capcom décide de lancer son premier jeu de baston en 3D. Alors que tout le monde s’attend à voir débouler un Street Fighter en 3D (qui sortira quelques mois plus tard), Capcom surprend en annonçant une nouvelle licence.


L’histoire et le roster

En 2349, un généticien s’évade de prison et revient sur Terre pour se venger. Voilà en gros l’histoire dont on peut se passer pour ce genre de jeu. Evidemment le jeu se déroule dans un univers futuriste qui n’est pas sans rappeler Star Wars. On retrouve en effet pas mal d’extraterrestres dans le casting et les combattants possèdent des armes laser. Si certains sont très charismatiques (du Akiman au mieux de sa forme), d’autres sont assez moches.

On a donc droit à 9 persos de base plus 2 cachés, plus un perso exclusif sur Playstation et un boss non jouable.


Hayato
: le héros chasseur de primes qui se bat avec un sabre. C’est un combattant équilibré.

June
: le perso féminin qui utilise un cerceau. Elle est évidemment très agile.

Saturn
: le rigolo qui se bat avec des yo-yos. Il excelle à mi-distance.

Gamof
: un Chewbacca qui se bat avec une hache. C’est le choppeur.

Gerelt
: un mec dans une armure maniant la rapière. Un perso avec une bonne allonge et assez vif.

Vector
: un robot qui utilise un flingue. Il peut maintenir son adversaire à distance grâce à ses tirs.

Rimgal
: un dino se battant avec une massue. Le bourrin du jeu qui crache des flammes.

Zelkin
: un homme-aigle utilisant une griffe. Rapide et à l’aise dans les airs.

Gore
: un extraterrestre sorcier avec un sceptre. Un personnage bizarre qui peut devenir géant.

Bilstein : le boss qui se bat avec une énorme épée. Il est très complet et assez bourrin.
Kappah : le fameux lutin japonais qui manie une espèce de bâton. Il est similaire à Gerelt mais moins efficace.
Blood : le perso exclusif sur Playstation. Il utilise une épée. Il emprunte quelques coups à Bilstein avec un style plus en finesse.
Super Bilstein : le boss non jouable. Un monstre de priorité qui peut créer des explosions et se téléporter.

Voilà pour le cast bien loin des éternels karatékas et ce n’est pas pour nous déplaire.

L’emballage

A l’époque de sa sortie le jeu fait sensation. Les graphismes sont léchés et forcent le respect. La modélisation des combattants est très réussie, on est loin des persos cubiques d’un Tekken 2. Les arènes sont toutes en 3D et assez variées (ville, labo, bataille spatiale,…). Mais ce qui retient l’attention, ce sont les effets de lumières. Chaque impact, chaque coup est l’occasion d’assister à des effets chiadés. Chaque KO est un véritable spectacle.
Niveau son, c’est du bon : les musiques soutiennent bien l’action et les bruitages ont la pèche (mention spéciale aux digitalisations vocales). La jouabilité est excellente, aucun problème à ce niveau là. L’animation est également un point fort. Le jeu est fluide et ne souffre d’aucune saccade. Les mouvements sont bien décomposés. Les développeurs nous ont sorti un jeu beau, qui bouge bien et qui a une ambiance d’enfer. Mais le fond est-il aussi bon que la forme?

Le gameplay

Le jeu nécessite quatre touches : les coups horizontaux (A), les coups verticaux (B), les coups de pieds (K) et la garde (G). En appuyant sur A+B on fait les choppes (une de face, une de dos et une accroupie), avec la touche G on peut faire les pas de coté et les dash accroupis (quart de cercle + G) et les contres avec B+G ou A+G (nous y reviendrons). La particularité c’est que chaque combattant possède des combos préprogrammés. Ces combos se présentent sous forme d’arbre (voir image)

Il est possible de créer également quelques combos maisons comme dans les jeux de combat classiques. Chaque perso dispose également d’au moins un final ; une sorte de super attaque qui ne peut s’enclencher qu’après avoir réussi à placer un combo préprogrammé de 5 coups (par exemple avec Hayato on fait : A,A,B,A,A,final). Il est également possible de balancer un plasma strike par round, un coup très lent à sortir mais qui fait beaucoup de dégâts. Le système de contre (plasma reverse) est assez bien foutu. En appuyant sur A+G on contre les coups A et avec B+G on contre les coups B (logique). Il faut appuyer aussi sur avant ou arrière selon ce que l’on veut faire : avant pour repousser les attaques et permettre de faire un trou dans la garde adverse ou arrière pour balancer un contre bien senti. Dès que l’on enclenche un plasma reverse le perso clignote ce qui -s’il est loupé- permet à l’adversaire de cogner! Autre élément stratégique à ne pas négliger : la possibilité de faire des ring-out : les décors sont en effet ouvert et il n’est pas rare de tomber. Sinon il y a évidemment possibilité de faire des roulades une fois à terre et on peut frapper son adversaire au sol grâce aux poursuit attacks. Dernière petite chose en appuyant sur arrière+B votre combattant donnera un coup qui retournera l’adversaire, pour enchaîner dans le dos.

Conclusion

Le premier jeu de baston 3D de Capcom est une réussite! Même si on peut lui reprocher un cast réduit et une palette de coups moins étendue que dans la plupart des versus 3D, le soft reste très fun et assez complet. C’est un pari réussi pour Capcom.
A noter que la conversion sur Playstation est excellente et profite de quelques ajouts. Une suite sortira plus tard malheureusement moins réussie malgré quelques bonnes idées.


Testeur: nono261084
Mise en page: Wovou