Art of Fighting 3

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Année de sortie : 1996
Genre : Baston
Développeur : SNK
Système : Neo.Geo MVS, AES, CD
Testeur : Captain Algeria
Testé en 2001

Art of Fighting 3 (sous titré The Path of the Warrior) est ce que l’on pourrait appeler un spin off de la série des Art of Fighting, c’est à dire un épisode à part qui n’est presque pas relié aux épisodes antérieurs. D’ailleurs le jeu est appelé Art of Fighting Gaiden au Japon, gaiden étant l’appellation pour les scénarios parallèles au pays du soleil levant.
Digne représentant du génie SNK, Art of Fighting 3, malgré une tonne de trouvailles et de bonnes idées, n’a jamais eu la gloire qu’il mérite.

Le scénario

Comme pour presque tout les jeux de baston SNK, elle est digne d’un film de Jean-Claude « François Camille » Van Damme (Vonemberg) -The belge action movie star-. Résumé de l’épisode n°3: « Robert Garcia, héritier de l’empire économique italien Garcia corporation, s’enfuit du foyer familial et pense passer des vacances bien au chaud dans un pays sud américain; la bas il retrouve une amie d’enfance dans le besoin du nom de Freia -recherchée par Wyler, dont elle est aussi l’amie d’enfance-. Pas une ni deux Robert -en gentleman italien – se propose de régler les problèmes de la dame. Au même moment un homme de la Garcia corporation charge Ryo Sakazaki -ami d’enfance de Robert- de retrouver celui-ci, car ses parents se font du souci,… ».
Si ce n’est pas du JCVD ça, comme scénar’, d’ailleurs les plus perspicaces noteront une certaine ressemblance physique entre l’étalon italien et l’action star belge!?!?

Les protagonistes

En ce qui concerne les personnages, ils sont en tout 8, plus deux boss (Sinclair & Wyler):
* Robert Garcia: Le bel italien qui va tout faire pour secourir son amie des mains du dileur du coin, Wyler.
* Ryo Sakazaki: Notre cher karaté boy, chargé par Karman Cole de trouver Robert. Et secondé par Yuri.
* Rody Birts: Un chasseur de prime chargé par Wyler de retrouvé Freia.
* Kasumi Todoh: La première apparition de la fille de Ryuhaku Todoh.
* Wang Koh San: Le perso qui n’a rien à avoir avec le jeu, accompagné de son pélican personnel.
* Lenny Creston: Le second chasseur de prime au service de Wyler, Une blonde bimbo avec un fouet.
* Karman Cole: En parfait professionnel Karman s’en va faire lui-même le boulot, et ramener Robert .
* Jin Fuha: Comme toujours, pour qu’un jeu soit palace, il lui faut son ninja; Ici c’est Jin, dans sa quête de vengeance contre Eiji.
* Sinclair: Le mid-boss du jeu, dont les intentions ne sont pas très claires.
* Wyler: Boss et grand dileur du coin qui à trop forcé sur les anabolisants.

La technique

Mixte entre de l’Art of Fighting 2 et de Virtua Fighter 2 de Sega, la jouabilité de Art of Fighting 3 et un hybride de plusieurs genres. Ici point de technique de la mort, ou de déluge de coups spéciaux (d’ailleurs la barre de d’énergie ne permet que 4 ou 5 attaques maxi, sans recharger).
Les coups (spéciaux ou normaux) dans Art of Fighting 3 ont une trop grande inertie, et le temps de vous remettre d’un « ko’ou ken », votre ennemie aura eu le temps de vous tuer 3 ou 4 fois. Ici la clef de la victoire est basée sur les enchaînements rapides qui permettent de se mettre en position offensive ou défensive juste après le dernier coup porté. Les ésquives qui permettent de retourner la situation quand l’on est aculé dans un coin, ou même les provocations, qui réduisent de beaucoup la barre d’énergie de l’énnemi. D’ailleurs ce que les combats perdent en effets tape à l’œil, ils le gagnent en intensité.
AOF 3 introduit aussi un nouveau concept, du nom de ULTIMATE K.O., avec lequel vous pourrez finir un ennemi avec un faible vitalité, dès le premier round -à la manière des DESTROYED de GUILTY GEAR-. Ce qui donne encore plus de réalisme au jeu.

Coté graphisme, rien à dire, autant le jeu faisait partie des plus beaux jeux Neo.Geo et arcade sortis en 1996, autant il arrive à tenir la comparaison face à des mastodontes actuels (tel Street Fighter 3, ou Guilty Gear XX), cela grâce à des sprites énormes et très détaillés. Les niveaux sont bien pensés, dans un cadre centre américain, et sont variés ( une gare, une villa, un cimetière, un fight club, …).

Pour l’animation, Art of Fighting 3 utilise un system de Rotoscoping (prémisse à la motion capture) et qui a était utilisé pour des jeux tels que Prince of Persia ou Flashback, d’où des mouvements hyper fluides et détaillés. Et quand on pense, qu’en 1996, seul des monstres de 3D tels que Virtua Fighter 3, arrivaient à faire mieux en animation qu’une petite console du nom de Neo.Geo, ça force au respect.

Le jeu est pourvu de bonnes musiques, même si certaines sont franchement moyennes. Les voix sont remarquablement digitalisées, et l’on se délecte à écouter se ramasser par terre son perso, ou entendre le « Come up when you grow up » de Kasumi Todoh.

En conclusion

Même si Art of Fighting 3 a des défauts (hyper scénarisation de Ryo et Robert au détriment des autres personnages, manques de coups, non-facilité d’accès,…), il reste une valeur sure sur Neo.Geo et en arcade et saura vous tenir durant des heures et des heures de combats intenses. Un must have, ou must play.


Testeur: Captain Algeria
Mise en page: WoVou

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