Fight Fever

Facebooktwittergoogle_plus

Année de sortie : 1994
Genre : Baston
Développeur : Viccom
Système : NeoGeo MVS
Testeur : dark_eagl
Testé le 10 octobre 2005

Le voici, l’un des jeux qui fait le plus honte à la rolls des 16 bits, le voilà l’infâme jeux de combat qui a souillé l’image de Street Fighter et autre Fatal Fury en plagiant SNK et Capcom. Ca c’est ce que tout le monde se dit. Mais c’est parce que tout le monde a mal joué à Fight Fever et personne n’a pu vraiment voir le réel intérêt de ce titre ô combien surprenant et encore aujourd’hui d’actualité. A travers ce test vous comprendrez pourquoi Fight Fever est finalement LA perle de la NeoGeo, et une valeur sûre du versus fighting 2D.


Non, en fait je déconne. J’ai écrit cette intro accrocheuse uniquement dans le but d’attirer le lecteur lambada (ahah), ou le petit curieux du coin, ou bien encore le hardcore gamer blasé qui croit être passé à côté d’un jeu fabuleux. Evidemment on a envie que ce jeu n’ait jamais existé, évidemment on a envie que la cartouche se pende tellement elle a honte d’abriter un jeu aussi ridicule que Fight Fever ! Oui Fight Fever est une bouse cosmique, et c’est ainsi que se termine le test. Enfin, je l’aurai aimé (oui je sais, vous aussi), mais ici à Neo-arcadia on s’efforce de faire des tests de qualité, on creuse, on squatte, et on essaye de pondre une bonne critique. Alors restez donc un petit instant, ça ne sera pas long, je vais quand même essayer de décortiquer ce jeu de combat. Peut être y a-t-il quelque chose à en tirer, tout n’est peut être-pas à jeter, l’espoir fait vivre (mais bon, autant manger, ça marche mieux) !

Bon alors on se remet dans le contexte de l’époque; 1994, la vague de jeux de baston 2D continue son petit bonhomme de chemin, on ne compte déjà plus le nombre de volets roulants de Street Fighter 2. De plus Fatal Fury et Art of Fighting sont en course, mais également d’innombrables clones, dont ce Fight Fever de Viccom. Le jeu commence doucement avec une intro mollassonne à souhait, et une phrase d’introduction « Do you Want TæKwondo Championship ? » avec un petit vieux qui ne cesse d’écarter les bras ! Ca en jette un glace max non ? Non…

Bon, pour les plus courageux on insere quand même un crédit et on « push start » (pour ma part j’ai juste appuyé sur 2 bouttons après avoir lancé M.A.M.E). Après un écran titre sobre et moche, nous arrivons à un pseudo-menu où on a le choix entre le « Circuit mode » ou le « versus mode », enfin le « choix » c’est vite dit… l’ordinateur s’occupe de choisir pour vous le circuit mode d’office… hum

On se retrouve devant la grille de personnages, et à peine après avoir eu le temps de tous les regarder le temps imparti pour choisir votre avatar s’est écoulé. Et puisque vous n’avez pas eu le temps de bouger le curseur vous contrôlerez Han Baedal et vous combattrez Miyuki en premier adversaire. Mais avant de passer à l’action, je vais quand même vous présenter chacun des personnages composant le roster, et je vous préviens, en plus des noms ridicules, les clichés sont de mise.


Han Baedal :
C’est le perso principal du jeu, censé être coréen et censé pratiquer le tækwondo. Son nom n’est pas sans rappeler le célèbre combattant Choi Baedal connu pour avoir parcouru le Japon et battu tout les maîtres d’art martiaux qu’il a rencontré sur son chemin. (Ce sera la seule et unique note de culture dans ce test)

Miyuki :
La petite japonaise, à croire qu’elle fait un cosplay de Vega tellement son costume est similaire, et en plus elle griffe.

Rophen Heimer :
L’allemand de service, tout droit sorti d’un film de karaté américain. Sa stance et sa loosing pose font furieusement penser à Kim -alors ces vacances ?- KapHwan. (ndlr: a part Reverend, y’en a pas beaucoup qui vont comprendre ta vieille vanne ^^)

Magic Dunker :
Le voilà l’américain qui joue au basket.

Golrio :
Un ptit inca ça vous dit ? En tout cas moi j’ai un ptit creux.

Kim Hoon :
Comme son nom ne l’indique pas, Kim Hoon est mexicain. C’est un clone de Han Baedal (un ou deux coups diffèrent) et il ressemble comme deux gouttes d’eaux usées à Ryo Sakazaki. Il tappasss très fortasss…

Chintao :
Tsingtao Beer comme j’aime bien l’appeler (oui on est intime) est un moine shaolin. Il peut se servir de sa chevelure pour frapper.

Nick Commando :
Le deuxième américain, son stage fait beaucoup penser à celui de Guile, sinon c’est un militaire qui combat avec un casque de gardien de hockey (n’importe quoi).

Master Taekuk :
Il est au milieu de la grille de sélection et est seulement jouable en mode deux joueurs. Un vieux sénile qui peut allonger ses bras pour vous chopper.
Karaté Kenji :
Le boss des bosses, un semblant de charisme, mais vraiment un petit semblant. =Bien abusé comme la plupart des bosses, c’est un perso non jouable.

D’ailleurs Karaté Kenji n’est pas la seule chose non jouable: le jeu entier est non jouable. Je ne vais pas y aller par 4 chemins, la jouabilité est exécrable. Alors oui, quand on appuie sur A, B, C, ou D (qui correspond à une config « petits coups » « gros coups ») les coups sortent directement. Mais là où je veux en venir c’est à la maniabilité étraaaaaaaaaange du soft, puisque les coups spéciaux sont la plupart du temps en vacances. Ca répond très mal, vous aurez des difficultés à sortir le moindre quart de cercle, presque autant que sur un jeu de baston sur PSP. Alors voilà, les coups spéciaux ne sortent presque jamais, et parfois ils sortent tout seul sans faire de manipulation (quand je vous disais que c’était étraaaaaaaaaange). Mais le jeu a peut être plus d’une manche à son Nanto ! Effectivement, il est en plus bourré de bug.
Pourtant chaque personnage semble avoir une panoplie de coups spéciaux importantes (jusqu’à 5/6 coups spéciaux), mais elles sont impossibles à sortir, vous aurez beau essayer toutes les manipulations du monde, aller chercher une move list du jeu (c’est très dur d’en trouver une movelist complète sur le net, c’est pour dire), eh bien non ça ne servira à rien. Dans ce jeu, le coup de pied sauté est ton ami. Pour en revenir au système de jeu ma foi très classique, des coups de bases, des coups spéciaux et voilà. Il est tout de même possible de faire un dash deux en un ou de faire une roulade vers l’avant ou l’arrière en appuyant deux fois sur une direction selon les personnages. L’une des techniques (la seule ?) la plus efficace consiste à frapper puis dasher vers l’adversaire pour pouvoir se retrouver au corps à corps et effectuer une projection. Au niveau des combos, vous dépasserez difficilement les 2 Hits ce qui limite beaucoup l’intérêt du jeu. Au niveau de l’intelligence artificielle (ah oui, vous ne trouverez aucun pompote la compote pour jouer à ce jeu), elle doit être du niveau de Capcom Fighting Jam, c’est-à-dire nulle. Le « comepiutare » effectuant inlassablement les mêmes actions, il suffit de trouver une technique efficace pour le battre (le fameux coup de pied sauté, mais également une pluie de boule de feu en bloquant l’adversaire dans un coin), et ce jusqu’au boss final si vous avez le courage de tenir jusqu’à lui.

Graphiquement le jeu n’est pas complètement laid. Disons que s’il été sorti deux ou trois ans plus tôt il serait presque joli. Mais comme beaucoup de jeu à l’époque il fait preuve de très mauvais goûts. Les sprites (ça désaltère et c’est déjà pas mal) sont de bonnes tailles, les décors ne sont pas non plus désespérément vides, mais ce n’est pas très joli joli. Au niveau de l’animation rien n’est sauvé: des persos complètement raide (mais il est où mon balai ?), une animation haché menu Big Mac etant donné que les animations intermédiaires entre la stance et un mouvement n’existent presque pas. Quand au niveau auditif, rien de catastrophique pour l’époque, ça reste assez correct.

Alors pour conclure Fight Fever, c’est un jeu sans saveur, énervant (satanées prises spéciales), moche, lent, ennuyeux, en plus de copier pleins de jeux. Bref un mauvais titre. Fight Fever a de quoi donner mal au crâne (ah ba ça en valait la peine de lire toutes ces lignes pour une telle conclusion). En espérant que tous les jeux de mots douteux qui se sont incrustés dans le test vous aient tenus en haleine jusque là…


dark_eagl’

Les commentaires sont fermés.