The King of Fighters ’94 – Test 1

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Année de sortie : 1994
Genre : Baston
Développeur : SNK
Système : NeoGeo MVS, AES, NeoGeo CD
Testeur : Rugal

Souvenez-vous, à la fin de fatal fury spécial [94] figurait sur le dernier écran de fin… Cela laissait augurer une surprise. SNK sort en septembre 1994, The King Of Fighters’94 qui révolutionne la baston 2D à l’époque. En effet, c’est la première fois qu’un jeu propose un mode de combat par équipe de trois combattants (la version AES permet le jeu à un joueur) et que le « cross over » (Fatal Fury, Art Of Fighting, Football Frenzy, Ikari Warriors, Athena, Psycho Soldier) fait son apparition et qui sera très populaire par la suite et enfin, le jeu propose 24 combattants, un must pour l’époque.


LE SCENARIO

Il pourrait tenir sur un morceau de papier toilette. Le scénario est anecdotique dans les jeux de baston mais rappelons les faits. Rugal Berstein, un trafiquant notoire et redouté d’armes et de drogue s’ennuie mortellement car il ne trouve adversaire à sa mesure. Il décide de re-créer le tournoi KOF (KOF = Fatal Fury 1). Il charge Mature de distribuer les invitations. Un certain Saisyu Kusanagi voulait mettre fin à l’empire de Rugal mais ce dernier lui régla son compte (fin Japan Team). Contre toute attente, c’est l’équipe japonaise qui l’emporte et qui défie Rugal sur son porte-avion personnel, le Black Noah (rien à voir avec le joueur de tennis !). Rugal veut transformer la Japan Team en statue d’acier, symbolisant sa gloire. Le combat débute, Goro et Benimaru se font démolir et Kyo est en mauvaise posture lorsqu’il voit son père gisant, à moitié mort, dans les quartiers de Rugal. Il n’en faut pas plus pour que Kyo mette la pâté à Rugal. Battu, il ne compte pas laisser sortir vivants les vainqueurs et actionne un mécanisme d’auto destruction de son porte-avion. Bien sûr nos héros s’en sortent indemne…

LES PERSONNAGES

8 équipes nationales et les styles de combat de chaque combattant:

Fatal Fury Team (Italie)
· Terry Bogard : Hakyokusaken (maître : Tung Fue Rue)
· Andy Bogard : Kopoken (maître : Hanzo Shiranui, grand père de Maï)
· Joe Higashi : Muay Thai

Art Of Fighting Team (Mexique)
· Ryo Sakazaki : Kyokugenryu Karate (maître : Takuma Sakazaki, père de Ryo et Yuri)
· Robert Garcia : Kyokugenryu Karate (maître : Takuma Sakazaki)
· Takuma Sakazaki

Korean Team (Corée du Sud)
· Kim Kaphwan : Tae Kwon Doe
· Chang Koehan: Tae Kwon Doe bâtard
· Choi Bounge: Tae Kwon Doe bâtard à la Freddy

Japan Team (Japon)
· Kyo Kusanagi : Magatama
· Benimaru Nikkaïdo: Muay Thai, maîtrise de la foudre
· Goro Daimon : Judo

Ikari Warriors Team (Brésil)
· Heidern : Techniques de combat des bérets vert
· Clark : combinaison de catch et de techniques de combat guérilléros
· Ralf : combinaison de catch et de techniques de combat guérilléros

Psycho Soldier Team (Chine)
· Athéna Asamiya : Wu Shu (maître Chin Gensaï)
· Sie Kensou: combinaison de Kung Fu et Wu Shu (maître: Chin Gensaï)
· Chin Gensaï : Drunken Boxe et Kung Fu

Sport Heroes Team (USA)
· Heavy D. : Boxe
· Lucky Glauber: Karate combiné au Basket Ball
· Brian Batler: Combat de rue et football

Female Fighting Team (Angleterre)
· Maï Shiranui : Shiranui-Ryu Ninjitsu (maître : Jubei Yamada)
· King : Muay Thai
· Yuri Sakazaki : Kyokugenryu Karate (maître : Takuma Sakazaki)

LES GRAPHISMES ET L’ANIMATION

Très colorés dans l’ensemble ; les sprites sont de taille et précision tout à fait correct, bien que le jeu ai vieilli, si on le compare au design des dernières moutures. Personnellement, le style « manga », adopté depuis le KOF’96 me rebute un peu. L’ambiance graphique « oldies » de KOF’94 est très agréable, l’animation est irréprochable. Les décors sont riches et variés, mention spéciale au stage de la Corée qui est à tomber par terre. Quelques intros annoncent le début du combat. Bref, rien à redire, après c’est une question de goût…

MUSIQUE ET BRUITAGES

Excellents dans l’ensemble, les thèmes musicaux collent bien à l’ambiance et les bruitages retranscrivent bien l’intensité des combats, surtout lors des impacts (import direct d’Art Of Fighting). L’échantillonnage est correct bien que de nets progrès ont été faits par la suite.

GAMEPLAY

Le point le plus important des jeux de baston. Autant le dire tout de suite, KOF’94 est déconseillé aux maniaques des 50 Hits. Le gameplay est simple et instinctif. Un combo de 3 coups forts suffit à enlever 30 à 50% de la barre de vie mais les manipulations des coups sont difficiles à réaliser, en particulier les furies qui nécessitent de l’entraînement et un stick arcade. La balance entre l’attaque et la défense est très bien pensée : bourrins s’abstenir ! Sinon, toutes les possibilités sont là : esquive (A+B), contre (? +A ou B, timing de rigueur), coup étourdissant (C+D), charge de la barre de power (A+B+C, la puissance des coups est accrue de 50%), intervention d’un partenaire lorsque le joueur est dans les vaps (A+B+C+), dash, provocation (C, un peu de provoc et surtout réduction de la barre de power de l’adversaire), chopes. Le gameplay est complet et n’oublie aucun compartiment du jeu, l’esquive permet de ne pas tomber dans les routines de street fighter (boule de feu et dragon punch). La stratégie est absolument primordiale. Le choix de l’équipe, de l’ordre des combattants fait perdre ou gagner un combat. Ce qui est regrettable, c’est les disparités entre certain joueurs qui déséquilibrent les équipes : Joe, par exemple, est vraiment nul face à Terry et Andy alors que l’AOF Team est très bien équilibrée. Mais ces défauts rendent le jeu encore un peu plus tactique. En revanche, les furies sont inégales : Kim vide à peine 20-25% de la barre de vie alors que Heidern ou Benimaru font 75% de dommages ! Dommage. En ce qui concerne la difficulté, finir le jeu en level 8 n’est pas aisé. L’IA est bien gérée même si parfois elle manque de pêche. Le boss de fin, Rugal, est TRES difficile à battre, il faut s’y employer (le Genocide Cutter explose plus de 40% de la vie, ces coups sont surpuissants et il se déplace à une vitesse bien supérieure à celle des autres combattants). Au fait quelqu’un a-t-il déjà vu la furie de Rugal dans le jeu ? A mon avis, il n’en a pas…

CONCLUSION

KOF’94 reste une référence de la série, bien plus technique que certains disent, très agréable, cette mouture séduira les nostalgiques des combats intenses sans strikers ou infinite combos tirés par les cheveux impossibles à placer en combat. Technique, efficace, bien réalisé, KOF’94 mérite que l’on s’y attarde.



Rugal

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