Copiage/collage de ce que j'ai balancé sur "les bronzés 3" dans un autre fofo :Micka-182 a écrit :Les bronzés 3 je l'ai pas encore vu et vu les critiques que j'ai lu sur le net, c'est clair que je n'irai pas le voir.
Autant sur certains films c'est mitigé, donc ça dépend des gouts, autant là tout le monde est unanime, c'est une grosse merde.
Sinon pour Silent Hill, vu que Christophe Gans est derrière il y a un peu d'espoir
En résumé waip, c'est un mauvais film, et c'est d'autant plus douloureux que les deux premiers films eux, sont cultes...Sur ce, afin de montrer l'exemple, j'ouvre le bal et vous fait part d'une déception que j'ai essuyée pas plus tard que ce dimanche dernier, en ayant été voir zeu film dont on nous parle, repalre et surparle dans les bulletins d'infos télévisés et qu'on présentait comme exceptionnel: je veux bien sûr parler des "Bronzés 3".
En soi, c'est bien évidemment un évènment: la bande du Splendid, nous ayant gratuifié il y a près de 20 ans de films devenus depuis des grands classiques de la comédie à la française récente ("Le père noël est une ordure, et bien sûr les deux premiers "Bronzés").
Comme souvent, quand un film est surmédiatisé, on en attends beaucoup et par rapport au produit fini, on est à 90% du temps déçu par rapport à nos attentes, effet pervers d'un trop-plein de pub. Le hic est que ici, la déception est d'autant plus grande que le film est pour ainsi dire pas très bon, tant il transparait rapidement que ledialogue qui a présidé à son montage a du être le suivant:
-Thierry ! T'es venu, c'est pas possible ! sacré Thierry t'as pas changé en 20 ans, c'est formidable !
-Patrice! T'as accepté de faire le film ! C'est génial ! Et Gérard, Marie-Anne, Josiane, Michel, Christian, ils sont tous là !
-Salut Thierry, c'est Christian ! Tu vas rire, même Clémentine et Martin sont venus !
-Pas possible ! C'est exactement comme il y a 20 ans, c'est formidable !
-Ouais, tu vas voir, on va bien rigoler !
-C'est cool...mais bon maintenant dans ce film, on va faire quoi ?
-Ben...euh...
Que ce soit en backstage et même dans le film, c'est ainsi exactement ce qui se passe. Le postulat est téléphoné mais on n'en demandait pas plus: en 1979, on avait abandonné la joyeuse bande à Val d'Isère et on le retrouve plus tard dans un autre contexte, celui d'un hôtel de luxe en Sardaigne géré par "Popeye" (toujours incarné par Thierry Lhermitte, mais vous vous en doutiez je suppose) et sa femme, incarné parla "bellissima" Ornella Muti. Enfin, ex-bellissima, plutôt. Outre le fait qu'elle cachetonnne et a du mal à le cacher, le poids des ans a eu un effet particulièrement ravageur: face à la vision de cette ex-beauté devenue fatiguée et aux joues qui tombent (je n'invente rien !), elle a pas mal perdu de son charme et me suis pour le coup demandé avec crainte à quoi ressemblera Monica Bellucci dans 10 ans.
Mais passons. On retrouve au fur et à mesure la mythique bande, qui bien entendu a évolué depuis, selon des fortunes plus ou moins heureuses: outre Popeye devenu gérant plus ou moins fortuné (pas tant que ça mais je n'en dirais pas plus), Jérôme (joué par Christian Clavier) a perdu son diplôme de médecin et est devenu monituer d'auto-école ayant voyagé dans sa "voiture de fonction", le couple de français moyens incarné par Josiane Balasko et Gerard Jugnot, plus "moyens" que jamais, Gigi/Marie-Anne Chazel devenue atrophiée mammaire sans oublier bien sûr celui qui selon moi reste le meilleur personnage, le cultissime Jean-Claude Dusse joué par Michel Blanc, devenu ici un coiffeur hyper-"branché" et USAphile jusqu'à la moelle épinière, devenu "JC Dusse" (prononcez "Jessie Diouss" à l'améwicaine). Un des personnages qui restent les plus drôles, même si je ne peux pas complètement oublier le "Jean-Claude Dusse avec un D comme Dusse", qui "a une ouverture" et qui "va conclure". Pendant les retrouvailles, le charme opère et on se doute bien qu'une fois au complet, la bande va enchaîner catastrophes sur catastrophes.
Problème: ce charme opère pendant tout au plus 10 minutes, voire 15 grand maximum. Il faut bien après occuper le spectateur et c'est là que le film faillit assez piteusement. Là où les deux premiers "bronzés" étaient relativement inspirés et enchaînait les bons gagas à des scènes restées cultes (on se souveindra longtemps du "slip à moustache" du 1er épisode), la troue se montre ici plus hystérique que vraiment drôle. Quelques idées sont sympathiques, comme le "syndrôme de Noirmoutier" mais si on sourit parfois, la salle, pourtant bondée, n'a pas ri une seule fois. Et au fur et à mesure que s'écoule le film, on sent le manque d'inspiration et le besoin de remplissage. J'ai trouvé le coup de "l'attaque à la bête sauvage" franchement loupé en ce qui me concerne et pas drôle du tout.
Ne voulant pas tout raconter non plus, je vous laisse le soin de découvrir le reste au cas où malgré ces lignes vous seriez quand même tentés de le voir, mais face à tant d'agitation au final inutile, j'en suis pour ma part ressorti lessivé et déçu. On aurait pu retrouver une valeure sûre de la comédie hexagonale, on a plutôt une référence qui s'est écornée. Si vous etes en manque de la bande du Splendid, mieux vaut se repasser ses VHS ou DVDs...
Sinon, si vous parliez de "Brazil" (avec un Z), oui ce film est une véritable tuerie, celui qui avec l'armée des 12 singes m'a rendu fan de Terry Gilliam.










